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MSF appelle à un retour digne et volontaire des déplacés autour de Goma
Les départs des camps autour de la ville de Goma s’accélèrent depuis plusieurs jours. Médecins Sans Frontières (MSF) appelle à ce que ces mouvements soient menés de façon volontaire et que l’aide humanitaire urgente soit assurée partout où elle est requise. C’est ce que rapporte un communiqué de MSF rendu public, hier jeudi 13 février.
Les équipes de MSF observent de nombreux mouvements dans les camps de déplacés et sur les routes. Certains camps se vident de façon précipitée, avec de vastes mouvements dans les territoires environnants, y compris vers les lieux d’origine. Certains se dirigent aussi vers la ville, tandis que de nouvelles personnes, en provenance d’autres camps détruits, arrivent dans les camps encore existants à l’ouest de Goma.
«Cette semaine, certains camps se sont largement vidés, en quelques heures à peine. Les personnes déplacées partent avec le peu qu’elles ont. Nous ignorons dans quelles conditions elles feront le trajet jusqu’à chez elles et ce qui les attend là-bas. Mais il est crucial que ces déplacements soient volontaires et que les conditions d’accueil dans leurs zones d’origine soient sécurisées», explique Thierry Allafort-Duverger, Chef de programmes urgences MSF à Goma.
Les raisons de départs précipités sont multiples. De nombreux résidents des camps mentionnent des ordres d’évacuation. D’autres expriment le désir sincère de quitter ces camps précaires après des années de survie dans des conditions atroces. Certains, par contre, font le choix d’attendre ou de rester, face à l’incertitude de ce qu’ils trouveront chez eux et des conditions de sécurité.
Une assistante humanitaire requise
«Les messages restent confus et peu clairs, mais ce qui est certain, c’est que la population est très inquiète, oscillant entre rumeurs et réalité. La vulnérabilité des familles est extrême. Pour ceux qui partent comme pour ceux qui restent, l’assistance humanitaire reste plus que requise. Malheureusement, nous constatons sur le terrain que plusieurs ONG n’ont pas pu reprendre leurs activités ou ont suspendu leurs services, démantelant leurs structures dans les camps», poursuit Thierry Allafort.
Les équipes de MSF ont assisté depuis quelques jours au démantèlement d’installations humanitaires par certains déplacés préparant leur départ, emportant tout ce qui pourra les aider lors du retour : chaises, tôles, bâches, cordes. D’autres déplacés cependant ont essayé de protéger les structures MSF des pillages.
«Cela s’est produit sur plusieurs sites où MSF intervenait, comme à Lushagala, où une clinique MSF et un centre de traitement du choléra ont littéralement disparu en quelques heures ce lundi», explique Allafort.
Pour les personnes quittant les camps, MSF s’inquiète notamment du niveau d’accès aux services médicaux dans leurs localités d’origine. Après plusieurs années de guerre, beaucoup de structures de soins ne fonctionnent plus, ont été abandonnées ou pillées, et ne seront pas en mesure d’assurer des soins adéquats.
A Goma, MSF continue d’apporter, autant que possible, une aide vitale à ceux qui résident encore dans les camps (soins médico-nutritionnels, prise en charge du choléra et des violences sexuelles, distribution d’eau et de nourriture, renforcement des mesures d’hygiène), tout en prenant en charge les blessés de guerre dans les hôpitaux de Kyeshero et de Virunga.
Fyfy Solange TANGAMU