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Mbuji-Mayi: La mairie en première ligne pour réguler la vente de l’alcool indigène
Dans un souci de sécurité publique et de promotion d’un cadre de vie sain, le maire de la ville de Mbuji-Mayi, Jean-Marie Lutumba, a annoncé des mesures significatives visant à réguler la vente de l’alcool indigène, vulgairement connu sous le nom de « Kâ bummua ». Satisfaite, la population indique que cette initiative émane de la volonté des autorités locales de contrôler la consommation de cette boisson, souvent associée à des problèmes sociaux et sanitaires.
La vente d’alcool indigène, en particulier le « Kâ bummua« , a suscité des préoccupations croissantes au sein des communautés de Mbuji-Mayi. Entre la montée des comportements d’ivresse publiques et les incidents de violence liés à la consommation excessive, il devenait impératif pour les autorités locales d’intervenir. Le maire Lutumba a souligné que cette réglementation s’inscrit dans un effort plus large pour assurer la sécurité des citoyens et améliorer la qualité de vie dans la ville.
Détails de nouvelles mesures
Lors d’une réunion tenue le samedi 2 novembre à la mairie, à laquelle ont assisté les chefs de quartier des cinq communes de Mbuji-Mayi, le maire a précisé que la vente de « Kâ bummua » sera désormais conditionnée à l’obtention d’une autorisation formelle. Cette autorisation, qui doit être légalement établie, vise à garantir que seuls les vendeurs respectant des critères définis pourront commercialiser cette boisson.
Les critères pour l’obtention de cette autorisation incluent, entre autres, une vérification de l’emplacement des points de vente, la conformité de la production avec les normes sanitaires, et l’engagement à respecter les horaires de vente. Le maire a insisté sur le fait que cette mesure ne vise pas à interdire la vente de l’alcool, mais plutôt à la réguler pour éviter les abus et protéger les communautés.
Réactions des chefs de quartier et de la population
Cette annonce a été diversement accueillie.: soutien et inquiétude de plusieurs chefs de quartiers ont exprimé leur approbation, soulignant que les mesures pourraient contribuer à réduire les problèmes de violence et de délinquance associés à la consommation d’alcool. D’autres ont toutefois souligné les défis que pose la mise en œuvre de ces nouvelles régulations, notamment en ce qui concerne le contrôle des points de vente non autorisés.
Pour l’heure, le n°1 de la mairie a promis de travailler avec les chefs de quartier pour s’assurer que les nouvelles directives soient respectées et que des campagnes de sensibilisation soient menées afin d’informer la population des changements à venir.
Jean-Marie Lutumba a également annoncé que des réunions supplémentaires auront lieu dans les semaines à venir pour discuter des retombées de ces nouvelles mesures et pour ajuster les règlements si nécessaire. Il a fait appel à la coopération de tous les citoyens afin que cette initiative contribue véritablement à l’amélioration de leur cadre de vie.
Enfin, le développement de l’industrie du « Kâ bummua » ne sera pas négligé, et des efforts seront déployés pour encadrer les producteurs et les commerçants, leur permettant de prospérer tout en respectant les normes établies.
La Société civile locale rapporte qu’en régulant la vente de l’alcool indigène, la ville de Mbuji-Mayi fait un pas important vers la promotion d’un environnement plus sain et sécurisé pour tous ses habitants. Le succès de cette initiative dépendra d’un engagement collectif et d’une coopération active entre les autorités locales et la population, ajoute la Société civile. Le maire Lutumba reste déterminé à travailler avec tous les acteurs concernés pour assurer une mise en œuvre efficace de ces dispositions cruciales.
Félix MULUMBA