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Matadi et ses embouteillages étouffants
De Kinshasa j’apprends régulièrement, avec beaucoup d’émotion, le calvaire que les embouteillages quasiment récurrents font subir aux voyageurs empruntant la nationale n°1 Kinshasa-Matadi. Mais j’étais loin d’en percevoir l’exact degré avant de vivre moi-même la géhenne… pendant 6 heures. De Six virages à Mpozo, nous avons attendu six longues étouffantes heures avant d’atteindre Lisanga, le siège historique des protestants de la 23ème Communauté évangélique du Congo (CEC) où nous avons logé durant tout notre séjour !
Et pourtant notre équipe de quatre personnes, le chauffeur compris, a bien entamé son voyage vers la ville portuaire le vendredi 07 février à bord d’une Jeep 4X4 de marque Prado, ayant quitté la capitale congolaise à 6 heures. L’objectif affiché était d’éviter à tout prix l’embouteillage infernal à l’entrée de la ville portuaire.
Une courte escale à la cité de Kimpese pour refaire l’énergie du corps dépensée durant le trajet Kinshasa-Kimpese, avant reprendre la route plus d’une heure plus tard. C’est vers 14 heures que nous quittons Kimpese, bien ragaillardis physiquement et piaffant d’impatience d’atteindre vite Matadi, surtout avant que l’embouteillage de la tristement célèbre place ‘’Six virages’’ ne nous coince.
LE FAMEUX ‘’SIX VIRAGES’’
Malheureusement, la poisse nous accompagnait, à notre corps défendant. Du haut de la route serpentant où nous sommes, nous apercevons une colonne de véhicules remorques stationnés du côté droit de la route. Il est 17 h 15. Ces mastodontes immobilisées attendent 23h pour faire leur entrée bruyante dans la ville, règlement officiel oblige !
Donc, le fameux ‘’Six virages’’ ne nous a pas ratés. Il est bien au rendez-vous, contraignant tous les véhicules à une longue et lassante progression qui s’apparente simplement à une attente. Un des passagers rencontrés sur place se plaint d’attendre depuis 10 heures !
L’un derrière l’autre, les véhicules, avancent à pas de tortue, à coups de klaxon très bruyant, sur fond d’invectives et autres injures des chauffeurs impatients et lassés d’attendre et brûlant d’envie de vite arriver. . La cohorte ‘’’’klaxonnante de motos se mêle au calvaire. La chaleur étouffante de Matadi rajoute à ce calvaire éprouvant. Et les pierres qui font la richesse de la ville constituent le grand pourvoyeur de cette chaleur nocturne.
COLONNE D’ENGINS COMME UN LONG SERPENT AFFAME
Lentement, la colonne des engins roulant comme un long serpent affamé avance dans la nuit caniculaire, s’arrêtant de temps à temps, avant de reprendre la progression. Il n’y a pas que des véhicules entrant dans la ville. Une autre rangée de véhicules et de motos sortant de la ville complique davantage la circulation.
Dans cette avancée à la caméléon, le pont Mpozo devient très lointain. Alors qu’en temps normal il est si proche. C’est dans ces conditions que, clopin-clopant, nous atteignons enfin le bruyant Mvuadu. Qui, la nuit tombée, a perdu de son animation infernale. Nous avons l’impression d’avoir parcouru une centaine de kilomètres ! Durant cette longue période, bien des passagers n'ont pas résisté au sommeil.
Nous voici finalement à Lisanga chez les protestants de la Communauté évangélique du Congo (CEC) où nous passerons tout notre séjour. Un coup d’œil à l’horloge de mon téléphone : 23 heures !
La ville portuaire, avec ses routes pierreuses, montagneuses et étroites, dispose d’autres endroits à bouchons. Les ronds-points 24 novembre et 2415 se trouvant au centre-ville, la RTNC. Les embouteillages, nous raconte une Matadienne, c’est tous les jours, le dimanche compris. Et les véhicules remorques qui viennent du port MGT sont parmi les causes des embouteillages que connaissent les Matadiens.
BOUTEILLE D’EAU DE 750 MIL A 1 000 FC
Dans sa chaleur quasi infernale, Matadi, c’est aussi une ville dont la bouteille d’eau de 750 ml coûte 1 000 FC alors qu’on obtient cette même bouteille à 500 FC à Kinshasa. Donc, par le temps qui court, prendre de l’eau fraîche dans cette ville n’est pas du tout aisé.
La bière est vendue entre 4 000 à 4 500 FC, voire 4 500 à 5 000 FC, selon qu’on la prend à l’extérieur ou à l’intérieur d’un bistrot ou d’un bar. La différence étant de 500 FC.
Les Matadiens ont une particularité étonnante : ils adorent les arachides fraîches bouillies qui se vendent très bien dans des lieux comme les bars, bistrots, les lieux de funérailles… Que les jeunes Kinois qui aimeraient exercer ce métier à Matadi retiennent que leurs potentiels clients n’aiment pas consommer des arachides fraîches grillées au brasero. A moins qu’elles le soient au four (de boulangerie). La raison ? Ils détestent de voir les tâches de brûlure sur des arachides grillées au feu ou au brasero ! Que nos frères habitants de la ville portuaire sont exigeants et très méticuleux sur ce point.
Kléber KUNGU