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A MASISI DANS LE NORD-KIVU : MSF fustige le non respect du droit humanitaire
* Des tirs ont touché la base MSF, un des employés et un enfant ont été blessés.
Médecin Sans Frontières (MSF) dénonce avec la dernière énergie le non respect du droit humanitaire par les belligérants à Masisi Centre dans le Nord-Kivu. Cette organisation médicale déplore également la blessure par balle d'un de ses employés, incident survenu, hier jeudi 19 février. Un enfant qui avait trouvé refuge avec sa famille dans la base de MSF a également été blessé par ces tirs.
" Ce jeudi matin, l'un de nos collègues qui était à son poste dans la base de MSF de Masisi a été très grièvement blessé par balle, touché par l'un des nombreux tirs ayant à affecté nos locaux ces dernières semaines. Son pronostic vital est malheureusement engagé ", explique Stephan Goetghebuer, coordinateur des programmes de MSF au Nord-Kivu.
" Ces incidents violents à répétition sont inacceptables", dénonce Goetghebuer "En dépit de nos appels répétés aux belligérants à protéger les structures humanitaires et sanitaires, la sécurité des patients, du personnel médical et humanitaire n'est clairement pas prise en compte. Le droit humanitaire est foulé aux pieds. Cela doit cesser " fustige le coordinateur.
MSF condamne avec la plus grande fermeté ces tirs qui portent gravement atteinte à la protection essentielle des installations humanitaires.
Afflux des blessés à l'hôpital de Masisi
" Ce même jeudi, des combats intenses, y compris à l'arme lourde, se sont déroulés au sein même de la cité, contrôlée par le M23/AFC depuis mi-janvier" rapporte Stephan Goetghebuer. "Ces combats ont notamment eu lieu entre le bureau de MSF et le marché situé devant l'hôpital où des milliers de personnes se sont à nouveau réfugiées depuis des jours ".
Depuis début janvier, la cité de Masisi Centre et ses environs sont le théâtre d'affrontements quasi quotidiens entre combattants VDP/Wazalendo (alliés à l'armée congolaise) et le M23/AFC. Ces affrontements ont entraîné des afflux de blessés, pour la plupart civils, à l'hôpital général de référence de Masisi, soutenu par MSF, et poussé des milliers de personnes à régulièrement venir s'y réfugier, ainsi que dans la base de MSF.
Par ailleurs, le 16 janvier, deux civils ont essuyé des tirs devant l'hôpital, blessant mortellement l'un d'eux. Le 19 janvier, des tirs ont touché l'hôpital et la base de MSF, et deux employés de MSF ont été blessés lorsqu'une roquette s'est abattue sur le garage MSF adjacent à l'hôpital. Le 28 janvier, une femme a été abattue lors d'affrontements qui se sont déroulés entre le bureau MSF et la base de vie de l'organisation. Le 16 février, un employé du Ministère de la Santé a été blessé par une balle perdue qui a traversé l'hôpital.
Au vu de la situation sur place et de la répétition des incidents affectant la mission médicale et humanitaire à Masisi Centre, MSF évalue actuellement comment adapter sa présence et ses activités dans cette zone où la population fait face à des besoins médicaux et humanitaires massifs.
Fyfy Solange TANGAMU