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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Marie Misemi : une célébrité nous est née !
Sacrée cliente des réseaux sociaux, « Maman » Marie Misemi voit le graal de la célébrité lui tomber du ciel ! Et pour cause ! Le Président en personne a répondu à cette » maman sans grade et…sans-dent ».
Quel insigne honneur pour Marie Misemi! Quel alignement des planètes en l’espace d’une semaine pour cette quasi-septuagénaire habitant aux confins Est de Kinshasa de voir la First Lady la recevoir et le chef de l’Etat lui réserver un « chapitre » dans sa causerie avec la communauté rd congolaise de Ndjamena !
Fallait-il que ce fût le Président de la république qui répondît à cette dame quelle qu’ait été la gravité de ses propos ? En l’occurrence, celle que l’on appelle » Maman Marie » s’était fendue d’une philippique inacceptable contre la Première dame.
Le problème, c’est qu’en montant personnellement au créneau Félix-Antoine Tshisekedi donne paradoxalement du relief à la militante de base de l’Ecidé-parti de Martin Fayulu- qui n’en espérait pas tant. D’une opposante lambda, façon second couteau, » Maman Marie » obtient ses galons d’opposante XXL et entre dans le club très fermé de » femme-courage » !
Les Congolais d’un certain âge ou d’un âge certain se souviennent notamment de Thérèse Pakasa qui dût sa gloire à la marche contre le Régime Mobutu sur le Boulevard du 30 juin et surtout à la réplique du Maréchal qui conseillait aux jeunes du MPR de réserver des raclées sous forme des coups de tête à tous les « ennemis de la Révolution « . Ainsi naquit la légende Pakasa.
Une fois qu’on a fini de comprendre que le chef de l’Etat n’entend pas tolérer ceux qui confondent injures et critiques ainsi que ceux qui, par leurs propos, mettent en péril l’unité nationale; on ne peut s’empêcher de s’interroger sur les racines des maux que le magistrat suprême décrie non sans raison.
Un simple regard-même furtif – dans le rétroviseur suffit à réaliser qu’en matière d’injures, il y a eu overdose aux dépens du prédécesseur de l’actuel Président. De Joseph Kabila, toute la panoplie d’insultes, de coups en dessous de la ceinture, d’atteinte à sa dignité d’homme a été épuisé. JKK, qui n’en était pas moins Président de la république, a été tour à tour taxé de » rwandais « , » tanzanien » et, last but not least… d’ » apatride « ! Son épouse, qui n’en était pas moins première dame, n’a pas été épargnée.
Personnalité de premier plan au seuil de la législature en cours, Mme Jeanine Mabunda a été verbalement » déshabillée « . Icône du football rd congolais à la réputation continentale et leader politique d’envergure, Moise Katumbi a eu sa part d’injures. La violence verbale a même atteint le Cardinal Ambongo, archevêque de Kinshasa !
Pas besoin d’un dessein pour savoir d’où venaient les tonnes d’injures utilisées comme arme politique. Pas la peine non plus de mener des enquêtes pour identifier les émetteurs de ces diatribes assorties d’insultes.
Sans établir une hiérarchie victimaire, ni dresser des hits parades d’injures, la jurisprudence en la matière renseigne que cette pratique est née sous le Président Mobutu d’une opposition qui avait entrepris de désacraliser et même de dénuder l’Etat et les dirigeants. On n’a pas fini d’en payer la rançon. Dans ce lourd tribut à payer, la désormais célèbre Mama Marie Masemi. José NAWEJ