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L’Union sacrée tourne définitivement dos au dialogue pour les réformes électorales
A l’Assemblée nationale, c’est la fin du débat sur la proposition de loi initiée par le G-13 lequel viendra répondre aux préoccupations de leurs collègues. Or, ceux qui exigent un dialogue politique pour dégager un consensus sur les réformes électorales à mener avant les élections sont toujours à l’extérieur de l’hémicycle. Eux attendent de traiter cette matière en dehors des institutions. Ce à quoi l’USN leur répond par un cinglant NON. Rien ne se fera en dehors des institutions.
Alors qu’en dehors des institutions, il y a des Congolais qui ont fait une grande production des textes en rapport avec les élections. C’est le cas de Martin Fayulu Madidi, leader de Lamuka. Il avait par exemple élaboré la loi sur la CENI. Une très bonne loi qui dépolitise totalement cette centrale électorale en ce qu’elle ne laisse cette institution d’appui à la démocratie qu’aux mains de la Société civile.
Dans cette proposition, il n’y a pas un seul acteur politique dans des postes du Bureau tout comme de la plénière de la CENI car il s’agit des compétiteurs, ils sont dans la course électorale et ne doivent par conséquent pas être juges et parties. En ce qui concerne la Présidence de la CENI, la loi de Martin Fayulu Madidi ne le laisse pas à n’importe qui de la société civile, mais aux (7 ?) confessions religieuses qui vont exercer ce mandat à titre rotatif, c’est-à-dire en alternant pour une durée qu’eux-mêmes vont fixer. Avec une telle loi, les Congolais n’allaient pas connaître ce qui s’est passé dans la mise en place du Bureau de la CENI.
Ce n’est pas tout. Martin Fayulu a aussi une proposition de loi électorale et une autre sur l’enrôlement des électeurs, toujours dans le même ton. Mais à l’Union sacrée, on lui demande de les faire parvenir à l’Assemblée nationale par le biais des députés de son groupe politique Lamuka. Alors qu’un cadre extérieur à l’Assemblée nationale aurait permis la mise en commun de toutes ces propositions de loi en dégageant la synthèse.
Avant d’en arriver là, on devrait d’abord revenir sur les lois en rapport avec les élections de 2023 qui devraient être traitées en priorité pour éviter de nouvelles élections chaotiques comme en 2006, 2011 et 2018. C’est la raison du dialogue pour dégager un consensus sur les lois en question. Malheureusement à l’USN on estime que ça ne vaut pas la peine.
Ils soutiennent aussi tous à commencer par le Président de la république Félix Tshisekedi et le Premier ministre Sama Lukonde que les élections auront bel et bien lieu en décembre 2023 sans aucun glissement. Mais, ils sont en train de s’y acheminer inexorablement avec un Bureau de la CENI contesté par une bonne partie des parties prenantes. Ce qui présage encore moult contentieux électoraux à la Cour constitutionnelle exactement comme lors des élections passées. KANDOLO M.