Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
Étranger
La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
Nation
Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Loi électorale : pays légal contre pays réel ?
Un zeste de parallèle puisé dans l’histoire récente du pays. Il y eut le « tout est négociable, mais au sein de la Conférence nationale souveraine » de Mgr Monsengwo. Voici le » tout est discutable, mais dans l’Hémicycle » de Christophe Mboso.
Dans le premier comme dans le second cas, c’est le triomphe du tout institutionnel ou du pays légal. Et, symétriquement, la consécration du « malheur aux tenants de la politique de la chaise vide » dont on dit et redit qu’elle ne paie jamais. En plus, comme pour enfoncer le clou, il y a ce proverbe vieux par l’âge et jeune par l’usage : » Les absents ont toujours tort « .
Reste que pour la controverse en cours sur la quête du consensus autour du processus électoral, le primat du pays légal est contrebalancé par la prégnance d’une partie non négligeable du pays réel. Illusoire, en effet, de considérer l’espace institutionnel comme l’alpha et l’oméga du champ socio-politique quand on connaît les contours rabougris de la Représentation nationale.
Pas besoin de faire une radioscopie de l’hémicycle pour savoir que l’Assemblée nationale souffre à la fois du chaos électoral de 2018 et de la vaste OPA (offre publique d’achat) appelée pudiquement » requalification de la majorité » . Requalifier la majorité sans passer par la case » élection « … Maurice Duverger doit se retourner mille fois dans sa tombe.
Lorsque le pays légal reflète assez peu le pays réel, il devient irréaliste voire surréaliste d’entonner le » tout est discutable au sein des institutions « . A moins de s’en servir comme posture avant les négociations. Car, on ne voit pas trop comment on peut œuvrer pour des élections apaisées si, en amont, on n’en déblaye pas le chemin avec tous les protagonistes réels.
Certes, le » référentiel Kabila » tente nombre d’ayatollahs du Pouvoir en place. Pour séduisant qu’il soit, le passage en force n’a jamais été autre chose qu’un palliatif à court terme. Loin de résoudre la sempiternelle crise de légitimité, le forcing le postposerait… en l’aggravant. Problème : la coupe étant pleine, nul ne saurait prévoir quelle forme prendrait l’expression du ras-le-bol. José NAWEJ