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Les véhicules électriques en Afrique seront compétitifs plus tôt que prévu, revèle une étude
Une étude récemment publié publiée dans la revue Nature Energy, remet en cause de nombreuses projections qui prévoyaient la domination des véhicules à moteur à combustion en Afrique jusqu’au milieu du siècle.
La transition vers les véhicules électriques (VE) pourrait transformer le secteur de la mobilité en Afrique bien avant 2040, d’après cette étude menée par des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich, du Paul Scherrer Institute et d’universités africaines.
L’étude a couvert 52 pays africains, en examinant six catégories de véhicules particuliers. Elle compare les coûts et les émissions des voitures électriques alimentées par des systèmes solaires hors réseau avec celles des véhicules thermiques traditionnels.
Après enquête, les résultats montrent que les véhicules électriques à batterie (BEV) associés à des stations de recharge alimentées par l’énergie solaire, pourraient devenir économiquement compétitifs par rapport aux véhicules à essence bien avant 2040, et potentiellement dès 2030 dans certains cas, sans nécessité de subventions publiques.
Investissements à risque
L’étude souligne l’importance du coût total de possession (TCO) – englobant l’acquisition, l’énergie, l’entretien et les émissions – et note que les BEV-solaires présentent des coûts inférieurs et des coûts d’abattement des gaz à effet de serre négatifs avant 2040, entraînant des économies nettes grâce à la diminution des émissions.
Malgré ces perspectives, le financement demeure le principal frein à l’adoption massive des véhicules électriques. Selon ces chercheurs, dans de nombreux pays africains, les crédits sont chers, car les investissements sont jugés risqués. Cela pénalise particulièrement les véhicules électriques, qui présentent des coûts d’achat initiaux plus élevés.
Les experts observent que l’intégration de solutions solaires hors réseau pourrait contourner les limitations d’infrastructure électrique traditionnelle, un facteur clé dans les zones rurales et périurbaines où l’accès au réseau est souvent limité ou inexistant.
Les chercheurs plaident pour des politiques publiques et de mécanismes financiers novateurs pour diminuer les coûts de financement et accélérer la transition vers une mobilité plus propre, ce qui pourrait transformer l’économie du transport en Afrique dans les décennies à venir.
Fyfy Solange TANGAMU