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Les Serviteurs de Dieu vont appeler des croyants dans la rue

* C’est ce qui ressort du mémorandun adressé au SG de l’ONU.
» Au regard de ce qui précède, nous lançons le présent Ultimatum : si, dans une semaine, l’ONU ne répond pas dans le sens espéré de notre requête, nous appellerons tous les Chrétiens et croyants de la RD CONGO à une forte mobilisation à travers tout le pays pour exiger ce qui nous revient de droit en vertu de la providence de Dieu « . C’est en ces termes que les Eglises et confessions religieuses ont conclu le mémorandum qu’elles ont adressé au Secrétaire général de l’Onu, au Président du Conseil de l’Union européenne et au président de la Commission de l’Union africaine le vendredi 22 juillet dernier.
Face au drame qui s’apparente au génocide dans l’Est de la RDC avec près de 10 millions de morts et devant le silence, l’indifférence, la duplicité et la complaisance de la communauté internationale face à près de 10 millions de morts à l’Est de la RDC (un nombre plus important que les victimes du génocide rwandais de 1994), les Eglises et confessions religieuses de la RDC viennent d’adresser un mémorandum à l’attention du Secrétaire général de l’Onu, du Président du Conseil de l’Union européenne et du président de la Commission de l’Union africaine. Dans ce document dont Forum des AS s’est procuré une copie, les religieux dénoncent » une sorte de paradoxe entre les bénédictions divines qui couvrent notre pays et la misère dans laquelle vit notre population « . Alors qu’aucun régime n’est stable en RDC, un fait dû aux manœuvres des grades puissances et des multinationales.
Les serviteurs de Dieu dénoncent le silence qui frise la complicité de la communauté internationale alors qu’aujourd’hui il est établi que le Rwanda arme le M23. Pour eux, le comportement de la communauté internationale est injuste, un mépris, un manque de considération et un déni de notre existence comme peuple.
Par conséquent, les Religieux exigent entre autres la convocation d’un Conseil de sécurité extraordinaire pour statuer sur la situation de l’agression rwandaise et des manœuvres ougandaises ; la levée de l’embargo sur les achats d’armes en faveur de la RDC, le rejet de l’intervention militaire régionale au risque d’aggraver et d’éterniser la présence de ces militaires étrangers au Congo… Kléber KUNGU
MÉMORANDUM DES EGLISES ET CONFESSIONS RELIGIEUSES DE LA RDC À L’ATTENTION DU SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU, DU PRESIDENT DU CONSEIL DE L’UNION EUROPEENNE ET DU PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE
Excellences Messieurs
– Le Secrétaire Général des Nations Unies,
– Le Président du Conseil de l’Union Européenne
– Le Président de la Commission de l’Union Africaine
La République Démocratique du Congo est un pays peuplé de 100 millions d’habitants dont plus de 90 % sont chrétiens et croyants.
Et nous, serviteurs et servantes de Dieu, sommes les responsables spirituels et religieux de cette majorité croyante.
Et c’est à ce titre exclusivement que nous voulons nous exprimer.
1. Nous réagissons aujourd’hui après avoir constaté une sorte de paradoxe entre les bénédictions divines qui couvrent notre pays et la misère dans laquelle vit notre population.
A travers cette contradiction, nous découvrons un cycle infernal qui se répète depuis 1960.
Aucun régime n’est stable au Congo. A la base, il y a toujours eu les manœuvres des grandes puissances et des multinationales comme un parlementaire belge venait de le révéler tout récemment, à l’instar d’un autre parlementaire de TUE au sujet du complot de l’assassinat de Mzée Laurent Désiré KABILA, décidé par la Belgique et exécuté par les Usa.
Point n’est besoin de rappeler les circonstances de la neutralisation de Kasa-vubu et Lumumba par Mobutu, celle de Mobutu par Laurent Désiré Kabila, enfin celle de ce dernier pour le remplacer par Joseph Kabila, avant l’avènement du président Félix au pouvoir avec des sérieuses menaces de son élimination physique.
En effet, depuis 1994, la résolution du génocide Rwandais par la communauté internationale a rendu le Congo très instable comme si ce dernier en était l’instigateur. Alors que les commanditaires, les exécutants et les bénéficiaires bien que connus, ne sont pas inquiétés.
La guerre de l’est de la République Démocratique du Congo semble être programmée et voulue comme moyen de politique étrangère des Etats voisins.
C’est une menace à la paix et à la sécurité internationale même si le Conseil de Sécurité, organe habilité à le constater ne le fait pas. Cette guerre n’est pas produite par la RDC. Elle lui est imposée par ses voisins depuis le fâcheux génocide de 1994, alors que les rwandais génocidaires, transformés en réfugiés ont dû fuir pour leurs vies et traverser les frontières congolaises pour s’y établir avec armes et bagages en violation des lois internationales, le Congo a accepté ces réfugiés à la demande de la communauté internationale, sans obtenir de celle-ci les moyens nécessaires susceptibles de lui permettre d’appliquer la Convention de Genève de 1951 relative au Statut de Réfugiés, convention qui oblige d’éloigner les réfugiés des frontières pour mieux en prendre soin.
2. Aux conséquences du génocide rwandais, il y a l’action internationale de l’AFDL contre Mobutu qui a occasionné un cycle des rébellions à l’Est de notre pays. Aujourd’hui, le nombre impressionnant de groupes rebelles et terroristes qui endeuillent nos populations par des exactions ignobles et éhontées des M23, ADF, etc. en est juste la conséquence logique, sous l’œil complaisant de la communauté internationale, la vie humaine étant secondaire à l’exploitation illégale des ressources naturelles.
3. Fort de ces antécédents, la RDC est aujourd’hui exposée au risque de rester prisonnière des influences stratégiques des puissances occidentales et régionales aux intérêts, en même temps antagonistes et convergents. Les pays voisins comme le Rwanda, l’Ouganda et les groupes d’intérêt économiques internationaux trouvent en elle une zone de confort dans la situation chaotique de sa partie Est, partie géopolitiquement la plus importante, en mettant en mal les citoyens obligés de vivre en insécurité permanente.
4. Ce qui étonne et révolte en même temps aujourd’hui, c’est le silence, l’indifférence, la duplicité et la complaisance de la communauté internationale face à près de 10 millions de morts à l’Est de notre pays (un nombre plus important que les victimes du génocide rwandais de 1994, en majorité d’ailleurs hutu).
Face à ces agressions perpétuelles, le Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO oppose une diplomatie pacifique en cherchant la paix avec ses neufs voisins. C’est pourquoi, nous ne pouvons plus garder silence lorsque cette même communauté internationale (Onu, UE et UA) refuse d’apprécier à sa juste valeur la démarche du président Félix qui ne cherche que la concorde et la paix avec tous nos voisins. (Cfr. la déclaration du cardinal Fridolin Ambongo du 3 juillet 2022).
5. Le Rapport de l’Onu, Rapport Mapping retrace bien les crimes commis en RDC avec leurs auteurs. Nous ne comprenons pas comment et pourquoi au nom de la justice et de la vérité, les instances internationales et africaines gardent encore dans les tiroirs des Nations unies ce Rapport Mapping.
6. Il y a pratiquement une vingtaine d’années, on cherchait à découvrir les fournisseurs d’armes et manipulateurs de M23 et ADF. Aujourd’hui, tout le monde sait que c’est le Rwanda qui est et a toujours été derrière ces rebellions. (Cfr les preuves des Farde, rapport de la Monusco et la signature de cessez-le-feu par Kagame en Angola tout récemment).
Malgré toutes ces preuves d’agression et d’appui rwandais aux M23, la communauté internationale garde un mutisme complice.
7. Comme si cela ne suffisait pas, en plus de la non-assistance de la communauté internationale aux côtés de la RDC, cette même Communauté Internationale à travers le Conseil de Sécurité de l’Onu refuse de lever l’embargo sur l’achat des armes par la RD Congo et nous impose une intervention militaire régionale.
Pour nous, serviteurs de Dieu, qui reconnaissons la providence divine en RDC, ce comportement de la Communauté Internationale est injuste.
C’est un mépris, un manque de considération et un déni de notre existence comme peuple.
8. Avec la crise sanitaire et économique mondiale causée par la pandémie à covid-19 et la guerre Ukraino-Russe, nous voyons les puissants temporels et les multinationales s’organiser pour procéder par des manipulations, instrumentalisations des congolais afin de s’approprier nos minerais en utilisant l’insécurité à l’Est de notre pays comme arme et argument. Le peuple congolais aurait voulu voir la même réaction d’indignation et d’assistance de la Communauté internationale face à l’agression de l’Ukraine par la Russie
9. En tout état de cause, en vertu de notre mission pastorale et prophétique et en raison de notre rôle de veilleurs, gardiens des âmes du peuple de Dieu, nous dénonçons toutes les situations évoquées ci-haut et exigeons ce qui suit
– Convocation d’un Conseil de Sécurité extraordinaire pour statuer sur la situation de l’agression rwandaise et des manœuvres ougandaises ;
– Levée de l’embargo sur les achats d’armes en faveur de la RD Congo ;
– Rejet de l’intervention militaire régionale au risque d’aggraver et d’éterniser la présence de ces militaires étrangers au Congo. Il ne faudra pas dupliquer la mission de la Monusco, qui est déjà impuissante et incapable d’assurer la mission lui confiée depuis plus de deux décennies, affirmant même, toute honte bue, que le M23 est mieux armé qu’elle ;
– Retrait immédiat et neutralisation des troupes et rebelles étrangers ayant exporté leur guerre en RD Congo ;
– Cessation de manipulation des congolais pour enrichir les grandes puissances et les multinationales dans ce contexte de la crise économique issue de Covid-19 et de la guerre ukraino-russe.
– Imposition de la Démocratie dans les pays voisins, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi afin de récupérer leurs oppositions en exil dans notre pays;
– Réaction de la communauté internationale en faveur de la RD Congo à la suite de la diplomatie entreprise par le Président Félix Antoine TSHlSEKEDI TSHISEKEDI ;
– Refus de l’exploitation commune des richesses minérales avec les – „ pays voisins en violation de nos lois internes ;
– Exploitation et exécution du Rapport mapping pour sanctionner tous les auteurs des crimes contre l’humanité.
10. Au regard de ce qui précède, nous lançons le présent Ultimatum : si, dans une semaine, l’ONU ne répond pas dans le sens espéré de notre requête, nous appellerons tous les Chrétiens et croyants de la RD CONGO à une forte mobilisation à travers tout le pays pour exiger ce qui nous revient de droit en vertu de la providence de Dieu.
En effet, Dieu nous a créé congolais et nous a comblé de richesses qui doivent profiter uniquement à ces derniers. Il nous sera irresponsable et condamnable devant Dieu de vivre au Congo, sans exploiter ces richesses de façon à répondre à notre vocation de dominer les biens et de les faire profiter à son peuple (cfr Genèse 1,21s)
S’il n’y a pas de paix en RDC, il n’y aura pas non plus de paix pour nos voisins.
C’est ce message de paix et d’espoir de voir la Communauté Internationale réagir au cri de détresse des millions des congolais que nous, Hommes de Dieu vous apportons en rappelant que vouloir la paix n’est pas un signe de faiblesse.
Fait à Kinshasa, le 22 juillet 2022
