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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Les « invisibles » ou « émoluments au noir »
Question à choix multiples : combien gagne un député ? A : 7 mille dollars, B : 12 mille, C : 15 mille, C : 21 mille dollars E : toutes les réponses sont vraies. F : tous les chiffres sont faux. Après correction, aucune bonne réponse ! Tout simplement parce qu’il est impossible de compter à l’œil nu les émoluments du député rd congolais. Sans microscope, on ne verrait que la partie visible de l’iceberg qui figure sur la fiche de paie.
Or, les habitués des travées de la salle de congrès tenant lieu d’hémicycle sont coutumiers d’un mot magique, un code pour les initiés : » les invisibles « . Dans le jargon des honorables députés, toutes législatures de la IIIème République confondues, cette litote pudique ou cet euphémisme de bon sentiment – c’est selon – couvre le versant caché des émoluments des « élus directs du peuple « . Un halo de mystère entoure le chiffre de ces invisibles… à l’œil nu.
L’omerta autour du montant est, du reste, l’un des rares sujets de consensus entre députés de la majorité et de l’opposition. Ces » invisibles » font souvent cycliquement l’objet de plénières à huis clos où parlementaires pro pouvoir en place et leurs collègues contradicteurs parlent le même langage dans une même langue : celle des espèces sonnantes et trébuchantes.
Le mutisme ou le profil bas sur cette question ne fait pas démentir l’écrivain camerounais Mongo Beti avec sa citation : » la bouche qui mange ne parle pas « .
De fait, depuis que le feuilleton « émoluments des députés » a commencé, les intéressés parlementent peu. Ils ont le bagou en berne. Difficile de savoir qui sont pour et qui sont contre. Nombreux s’abstiennent. Gênés qu’ils sont aux entournures.
Eux qui, tous les cinq ans, se souviennent, le temps de solliciter le suffrage, qu’ils sont « avocats du peuple« . Une fois élus, ils émargent aux » invisibles » et finissent par devenir invisibles. Et la réponse à la question à choix multiples demeure invisible. José NAWEJ