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Les États-Unis continuent d’augmenterleurs échanges commerciaux avec l’Afrique
Le Sommet commercial États-Unis-Afrique 2024 s’est tenu à Dallas aux États-Unis du 6 au 9 mai courant. A cette occasion, le Centre médiatique régional de l’Afrique du département d’Etat a organisé une conférence numérique axée autour dudit sommet et sur la manière dont les États-Unis œuvrent pour accroître les échanges commerciaux et les investissements en Afrique. Les professionnels de médias africains ont eu à échanger avec Joy Basu, sous-secrétaire d’État adjointe aux Affaires africaines, Alice Albright, directrice générale de la Millennium Challenge Corporation, et Reta Jo Lewis, présidente du conseil d’administration et présidente de la Banque d’import-export des États-Unis.
Reta Jo Lewis a éclairé la lanterne de l’assistance sur les principales réalisations de la Banque d’import-export américaine pour faire progresser le commerce et l’investissement avec les pays africains au cours des dernières années. Elle a également parlé des projets pour accroître le nombre d’entreprises américaines qui investissent dans les pays cu continent et pour les soutenir, de même que des projets visant à stimuler les échanges commerciaux entre les deux parties.
Reta Jo Lewis a fait savoir que «l’une des choses qui nous réjouit le plus, c’est que la banque d’import-export des États-Unis (EXIM) comme je l’ai dit, célèbre cette année son 90ème anniversaire. Et notre soutien à l’Afrique remonte pratiquement à cette époque. Depuis que nous avons conclu nos premiers échanges commerciaux en Angola en 1942, EXIM est un partenaire commercial solide et fiable de l’Afrique. Et depuis 1997, cet état de fait est souligné par le mandat que le Congrès a confié à EXIM, à savoir nouer des partenariats et accroître les financements dans la région.
Au cours de l’exercice fiscal 2023, nous avons non seulement approuvé plus de 1,6 milliard d’autorisations pour l’Afrique subsaharienne, comme je viens de le mentionner, mais nous nous sommes rendus plus de cinq fois en Afrique pour des tournées à travers le continent, à la rencontre de responsables gouvernementaux, mais aussi, bien sûr, de représentants du secteur privé. Car nous savons que c’est grâce aux partenariats public-privé que nous pourrons tous accomplir ce travail», a déclaré la présidente d’Exim.
Des protocoles d’accord a hauteur de 2,3 milliards de dollars signés entre les deux continents
Elle a, par ailleurs, renseigné que «grâce au travail que nous avons effectué pour soutenir les exportateurs américains dans leur engagement avec l’Afrique, nous avons signé six protocoles d’accord avec des gouvernements et des institutions du continent, ainsi que des protocoles d’accord avec la Tanzanie et la Côte d’Ivoire. Chacun de ces accords a été conçu pour faciliter le financement des exportations américaines à hauteur d’environ 500 millions de dollars et pour approfondir les relations commerciales avec ces pays. Nous travaillons très diligemment, là où nous avons commencé des travaux, avec les pays du continent avec lesquels nous avons signé des protocoles d’accord, avec la Banque africaine d’import-export, la Société financière africaine et, plus récemment, la Banque de l’industrie au Nigeria, des protocoles d’accord portant sur un montant total d’environ 1,3 milliard de dollars. En tout, depuis mon arrivée à EXIM, nous avons signé des protocoles d’accord pour un montant d’environ 2,3 milliards de dollars. Nous reconnaissons donc que le continent est en train de changer et nous sommes déterminés à soutenir les diverses initiatives de l’administration en faveur de l’Afrique».
Comme vous pouvez le voir, avec les protocoles d’accord que nous avons signés, nous sommes prêts à travailler avec les pays africains et à établir des partenariats avec toutes les parties prenantes pour faire en sorte que nos exportateurs soient sur un pied d’égalité avec leurs concurrents. Nous voulons donc être des partenaires dans le travail que nous faisons tous pour aider les exportateurs américains à passer des contrats avec l’Afrique, ainsi que dans notre travail avec les acheteurs étrangers qui veulent – sur le continent acheter des biens et des services américains.
«Nous savons, au vu de nos activités, que la satisfaction des besoins en matière d’infrastructures, de soins de santé, d’entrepreneuriat féminin est vraiment essentielle, et que les investissements sont nécessaires à la croissance économique ainsi qu’à la création d’emplois. C’est pourquoi nous sommes prêts, en tant que partenaires et collaborateurs, à travailler avec ceux qui se trouvent sur le continent», a révélé le n°1 d’EXIM.
Les USA déterminé à être un bon partenaire dans tous les domaines
A la question de savoir si les difficultés auxquelles sont confrontés les pays africains, notamment un approvisionnement en électricité inadéquat, le manque d’infrastructures et la sécurité, ont été abordés au cours du sommet et si des engagements ont été pris par les États-Unis pour aider les pays africains.
La sous-secrétaire d’État adjointe aux Affaires africaines, Joy Basu, a déclaré que le gouvernement américain est déterminé à être un bon partenaire dans tous les domaines. «Nous revenons tout juste de la mission binationale qui s’est déroulée à Abuja la semaine dernière et qui était coprésidée par le sous-secrétaire d’État Kurt Campbell et le ministre des Affaires étrangères Tuggar, et nous y avons discuté de ces questions en profondeur. Nous avons eu une séance importante sur la prospérité partagée. Nous comprenons que les défis auxquels le continent est confronté sont très importants, comme vous l’avez dit, le manque d’infrastructures, l’insécurité croissante, et oui, les États-Unis sont déterminés à être un bon partenaire dans tous ces domaines», a souligné Joy Basu.
«Je dirais, poursuit-elle, que nous nous sommes engagés à travailler sur la situation sécuritaire, mais aussi, comme vous l’avez entendu aujourd’hui, à travailler sur les infrastructures, qu’il s’agisse des routes et des ponts ou de l’énergie, des défis considérables sur l’ensemble du continent. Quelques engagements concrets ont été pris: travailler sur l’environnement favorable aux entreprises et s’assurer que les entreprises américaines qui investissent en Afrique bénéficient d’une expérience transparente et positive pour fournir ces biens et services, comme nous le constatons sur l’ensemble du continent».
Et de noter: «Nous observons ce travail sur l’ensemble du continent alors que les pays africains sortent de la pandémie et tentent de s’affranchir d’un fardeau de la dette assez important et de problèmes de change. Nous travaillons donc en étroite collaboration avec le Trésor américain, les banques centrales des pays africains, et la Banque mondiale, afin de nous assurer que ces pays disposent d’une base économique solide pour servir leur population et répondre aux besoins publics fondamentaux, avant tout pour leur population, mais aussi pour créer les biens du secteur public qui permettront aux entreprises du secteur privé de prospérer».
La directrice générale de la Millenium Challenge Corporation (MCC), Alice Albright, a, pour sa part, donné un bref aperçu du travail accompli par la MCC. «La MCC est très active sur le continent. Cette semaine, nous avons également célébré les 20 ans d’existence de la MCC. Nous avons été créés en 2004 par le président Bush. Depuis notre création, nous nous sommes résolument attachés à travailler sur le continent. Sur les 17 milliards de dollars que nous avons investis à l’échelle mondiale jusqu’à présent, 10 milliards sont allés au continent. Nous avons travaillé dans 24 pays. Nous avons fait – sur les 10 milliards, presque tous sont liés, d’une manière ou d’une autre, aux infrastructures. Il se passe également beaucoup de choses en ce moment sur le continent. Nous avons environ 3 milliards de dollars en programmes actifs», a précisé l’oratrice. Fyfy Solange TANGAMU