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Les données de la 3ème Enquête démographique et de santé (EDS 3) désormais disponibles
La Première ministre a reçu officiellement chier jeudi 13 février le rapport national de la 3ème Enquête démographique et de santé (EDS 3) des mains du Professeur Lutulala, coordonnateur du Comité technique de l’enquête. Dans son mot, le VPM du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo a salué le travail réalisé par le professeur Lutulala et toute son équipe.
Lancée en mars 2022, cette enquête marque un progrès majeur, dix ans après la deuxième édition, en renforçant le paysage statistique national avec des données essentielles pour un développement inclusif et durable.
Guylain Nyembo a souligné que cette enquête a nécessité des moyens financiers importants. Il a indiqué que cette enquête a requis des ressources matérielles et financières considérables, évaluées à près de 13 millions d’USD provenant non seulement du gouvernement congolais mais des autres partenaires tels que la Banque mondiale, l’USAID, l’Unicef et l’UNFPA.
Cependant, plusieurs défis ont été surmontés. Guylain Nyembo a évoqué les conditions climatiques difficiles, les problèmes de mobilité et l’insécurité dans certaines zones d’enquête. Malgré ces obstacles, il a félicité l’Institut national de la statistique et ses partenaires pour leur engagement et leur courage. Un hommage particulier a été rendu au Dr Mwepu Wa Kasongo Judex, décédé en mission, symbole du dévouement des équipes sur le terrain.
Pour le VPM au Plan, l’enquête a mobilisé un impressionnant effectif de 648 agents de terrain, répartis en 81 équipes, pour collecter des données auprès de 26 697 ménages. Cette mobilisation a été cruciale pour garantir la représentativité des résultats, couvrant 780 zones d’enquête à travers le pays. Dans ce contexte, le vice-Premier ministre a également souligné l’importance du soutien des directeurs provinciaux et des leaders d’opinion locaux dans cette collecte.
base solide pour la mise en œuvre des politiques publiques
En effet, le VPM a insisté sur l’importance des données inclusives pour l’élaboration et l’évaluation des programmes gouvernementaux. Ces données permettent de prendre en compte les réalités spécifiques des différentes populations et des milieux dans lesquels elles vivent. Elles sont cruciales pour une planification efficace et adaptée aux besoins des populations.
Il est important de relever que cette enquête ouvre de nouvelles perspectives pour le développement en RDC. Elle offre une base solide pour la mise en œuvre de politiques publiques éclairées et adaptées aux défis actuels du pays.
Planifier les actions de développement de la RDC
Pour sa part, la Directrice générale de l’Institut national des statistiques, Elysée Chovu a exhorté les premiers bénéficiaires de ces données en ces termes : «disposer des données est une chose, les utiliser en est une autre. Les efforts déployés, les moyens mis en œuvre pour collecter des informations de qualité dans un contexte de conflit, n’auront de sens que si ces données sont utilisées à bon escient. Nous espérons que ces données permettront de planifier et d’évaluer les actions de développement de la RDC».
Saisissant l’occasion de la présence de la cheffe du Gouvernement, elle a fait un plaidoyer sur une taxe statistique qui revenait à son entreprise mais qui a été désorientée de l’INS pour être répartie aux structures suivantes : Ofida 28%, Ogefrem 20%, OCC 20 %, DGRAD 17 % et le ministère de l’Energie 15%, structures non concernés qui en bénéficient et l’INS a été oublié alors que ça lui revient de plein droit.
Cette situation d’injustice a amputé l’INS de moyens stables pour le renforcement de la capacité statistique lui permettant de réaliser le deuxième recensement général de la population et de l’habitat attendu par le gouvernement, a-t-elle indiqué. C’est ainsi qu’elle a fait savoir à Judith Suminwa Tuluka: «Nous sollicitons réparation pour remettre l’INS dans ses droits afin de bénéficier de cette taxe statistique. Car, il est inconcevable qu’on parle d’une taxe statistique sans que l’Institut national de la statistique ne puisse en bénéficier.
Au nom des bailleurs de l’EDS 3, Mariame Sylla de l’Unicef a indiqué que cette Enquête permet de disposer d’un état de lieux actualisé de la situation socio-démographique et sanitaire de la RDC. Grâce à ces données de qualité, «il nous est désormais possible de mesurer les progrès accomplis, d’établir ou de mettre à jour la situation de référence de plusieurs indicateurs des politiques publiques d’envergures», a-t-elle ajouté.
Enfin, Mariam Sylla a demandé à la Première ministre qui l’a reçue, de veiller à ce que son Gouvernement puisse l’utiliser en bon escient.
Mathy MUSAU