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L’enjeu des relations RDC-Angola et le développement du Kasaï-Central au menu d’une conférence-débat à Kananga
C’est dans une atmosphère conviviale que s’est tenue, ce samedi 9 novembre dernier, une conférence débat organisée dans la salle du barreau de Kananga. Cette rencontre, animée par Jacques Makolo, chef de travaux à l’Université de Kananga, a abordé le thème crucial des «Relations bilatérales entre la République démocratique du Congo et l’Angola : défis et opportunités de développement du Kasaï-Central».
Les relations entre la RDC et l’Angola sont marquées par une histoire complexe, mêlant coopération et tensions. Pionnier dans l’analyse des dynamiques politiques en RDC, Jacques Makolo a souligné que le Kasaï-Central, province riche en ressources naturelles et culturelles, doit faire face à des défis qui dépassent les simples relations internationales.
Selon lui, les changements fréquents de dirigeants à la tête de la province constituent un obstacle majeur à la mise en œuvre des politiques de développement.
Dans son discours, Makolo a détaillé les défis politiques que le Kasaï-Central doit surmonter pour améliorer ses relations avec l’Angola. Il a évoqué la nécessité de construire des partenariats stratégiques qui s’inscrivent dans une perspective de développement durable.
L’orateur a également fait ressortir les contraintes diplomatiques existantes, notamment les divergences d’intérêts économiques et territoriaux qui peuvent créer des frictions entre les deux nations.
Son discours a mis l’accent sur l’importance de favoriser un dialogue constructif et d’instaurer des mécanismes de coopération renforcée dans des domaines tels que le commerce, la sécurité et l’environnement. Cette approche ferait non seulement profit aux provinces de la RDC, mais favoriserait aussi un climat de paix et de stabilité dans la région.
Opportunités pour le développement du Kasaï-Central
Malgré ces défis, Jacques Makolo a relevé des opportunités notables pour le Kasaï-Central. En tant que carrefour stratégique entre la RDC et l’Angola, la province possède un potentiel économique inexploité qui pourrait être catalysé par une meilleure collaboration bilatérale. Les ressources naturelles, incluant des minerais enrichis, peuvent non seulement de servir aux besoins internes, mais aussi alimenter le marché angolais et au-delà.
L’intervenant a également plaidé pour que les dirigeants locaux, en collaboration avec le Gouvernement central, s’engagent activement dans la mise en place d’infrastructures adéquates et de politiques publiques favorisant un environnement propice à l’investissement. Une telle évolution nécessiterait une vision claire et partagée de développement que tous les acteurs impliqués, y compris la société civile, devraient soutenir.
Opérateur économique, le deuxième intervenant, Jean Assaka, a abordé le thème des infrastructures routières, essentielles au développement économique du Kasaï-Central.
Dans son allocution, il a mis en avant le cas concret de la route Kananga-Kalamba Mbuji, insistant sur le fait que l’amélioration des infrastructures routières constitue un levier fondamental pour faciliter les échanges commerciaux et réduire l’isolement des communes rurales.
Assaka a présenté des données détaillées sur l’état actuel de cette voie qui relie les deux villes importantes de la province, mettant en exergue les défis financiers et techniques à surmonter pour sa réhabilitation et son extension.
Il a souligné que cette route ne doit pas seulement être perçue comme un moyen de transport, mais aussi comme un catalyseur essentiel pour le développement socio-économique du Kasaï-Central.
Les participants ont salué la pertinence des interventions. Ils ont engagé des discussions animées autour des enjeux de la coopération régionale. Les échanges ont également abordé les moyens par lesquels les stratégies de développement peuvent être renforcées grâce à la synergie entre la RDC et l’Angola, notamment à travers des initiatives communes et des partenariats public-privé.
Félix MULUMBA