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Le ministre de l'Unification estime que le Nord dispose de 2.000 kg d'uranium enrichi
SEOUL, 25 sept. (Yonhap) -- Dans un point de presse donné ce jeudi, le ministre de l'Unification, Chung Dong-young, a estimé que la Corée du Nord disposerait actuellement d'environ 2.000 kg d'uranium enrichi à 90% de pureté, citant des opinions d'experts. Le ministre Chung a également noté qu'"il y a 4 sites nucléaires où des centrifugeuses sont en opération en Corée du Nord à l'heure actuelle".
Concernant la dénucléarisation du Nord, il a rejeté littéralement l'efficacité des sanctions imposées contre le régime nord-coréen en disant : "Aucune possibilité d'abandon des armes nucléaires par le Nord à travers des sanctions." Le ministre Chung a jugé que la seule voie pour trouver une percée serait le dialogue direct entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.
Il a par ailleurs dit que les deux Corées sont "effectivement deux Etats différents même selon la loi internationale", poursuivant que "50 ou 60% de la population du Sud estime que la Corée du Nord est un Etat séparé." Ces propos du ministre de l'Unification vont à l'encontre de la Constitution du Sud qui considère que le territoire du Nord appartient à la république de Corée (du Sud).
Chung a fait part récemment de sa théorie des "deux Etats en paix" sur la péninsule coréenne et a été critiqué par l'autre camp qui affirme que "c'est un abandon de l'idée d'unification." Alors, Chung a répliqué que la reconnaissance des deux Etats sur la péninsule coréenne ne signifie pas un abandon de l'unification. D'après lui, "c'est considérer les relations intercoréennes d'un point de vue plus réaliste et pragmatique", ajoutant que "le projet de l'accord de base intercoréen de l'administration Lee Jae Myung signifie la reconnaissance de l'existence de deux Etats."
Contrairement à cette idée, le chef du Bureau de la sécurité nationale du bureau présidentiel, Wi Sung-lac, a confirmé lors d'un point de presse tenu à New York ce mercredi (heure américaine) que "le gouvernement sud-coréen ne soutient pas et ne reconnait pas la théorie des deux Etats (sur la péninsule coréenne)." Face à cette position de Wi, le ministre de l'Unification a détaillé que "d'après ce que j'ai compris, il a voulu dire qu'on ne pourrait pas reconnaitre l'existence de deux Etats hostiles".