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Le CFOAC en quête de bourses d’études pour former des infirmiers en soins oculaires
La vue, c’est la vie. Lorsqu’une personne perd sa vue, elle devient une charge pour sa famille et pour la société car devenue incapable d’exercer un travail digne. Donc, il existe une relation entre la cécité et la pauvreté. Il faudra donc du personnel médical pour pouvoir soigner des malades souffrant de cataracte, glaucome ou autres maladies des yeux. Ce personnel médical fait défaut en RDC et en Afrique centrale en général car son nombre est insuffisant. D’où le combat du Centre de formation ophtalmologique d’Afrique centrale (CFOAC) qui cherche des bourses d’études pour la formation des infirmiers en soins oculaires.
Mobiliser des bourses d’études pour la formation des étudiants infirmiers en licence en soins oculaires, tel est l’objectif principal de la réunion tenue hier mercredi 24 août dans la salle Kampala de Kin Plaza Rotana par le CFOAC.
L’état des lieux du personnel de santé oculaire en République démocratique du Congo et des besoins en personnel à tous les niveaux de prestation primaire, secondaire et tertiaire présenté par le Dr Behn Maway Angomena, directeur adjoint du Programme national de la santé oculaire et de la vision (PNSOV) est plus que révélateur du déficit criant en personnel médical et autres techniciens que présente la RDC.
La situation des ressources humaines dans le domaine des soins oculaires en RDC est plus que préoccupante et mérite que le pays y remédie pour renverser la tendance. En ce qui concerne le personnel médical, le pays compte à ce jour 108 ophtalmologues, soit un ophtalmologue pour 780.000 habitants, alors qu’il fallait un ophtalmologue pour 250.000 habitants.
85% DES OPHTALMOLOGUES SONT A KINSHASA ET A LUBUMBASHI
En plus, 85% de ces ophtalmologues sont à Kinshasa et à Lubumbashi, alors que l’intérieur en est privé. Comble de malheur, 47% d’entre ces spécialistes n’opèrent pas la cataracte, se plaint le Dr Behn Maway.
La situation d’autres professionnels de la santé oculaire est loin d’être intéressante. La RDC n’a que deux opticiens pour 396 attendus ; 4 réfractionnistes au lieu de 990, 19 opticiens au lieu de 990 et un seul maintenancier formé sur une prévision attendue de 52 en raison de 2 par province, constate le directeur adjoint du PNSOV.
En ce qui concerne les infirmiers, le pays compte actuellement 172 TSO (techniciens supérieurs en ophtalmologie) sur 990 qu’on devrait avoir ; 3 techniciens de basse vision au lieu de 990 également, 196 formés en ophtalmologie au lieu de 990.
Bref, les études menées par le Programme national de la santé oculaire et de la vision, le Congo-Kinshasa a besoin de 174 ophtalmologistes, 372 D.O, 347 OPECAT (opérateurs de cataracte), 786 TSO, 774 IFO (infirmiers formés en ophtalmologie, 939 opticiens, 382 optométristes, 954 réfractionnistes, 951 techniciens de basse tension pour la prise en charge totale des malades oculaires sur l’ensemble du territoire national.
URGENCE D’APPUYER LE CFOAC
Des statistiques qui montrent à suffisance l’importance de ladite rencontre. D’où il urge d’appuyer le CFOAC pour lui permettre de trouver des moyens nécessaires à la formation des ISO notamment en vue de combler ce déficit en personnel médical.
Le directeur général du Centre de formation ophtalmologique d’Afrique centrale (CFOAC) Janvier Kilangalanga, est revenu largement sur la présentation ainsi que son plaidoyer. Ce centre est pionnier dans la formation du personnel intermédiaire (infirmiers, techniciens notamment). Un personnel de santé qui constitue des acteurs dans les zones de santé où résident 66% de la population.
Ainsi, pour Janvier Kilangalanga, le CFOAC s’est investi dans le développement des ressources humaines. Aussi fait-il le plaidoyer de son Centre pour lui donner des moyens en vue de répondre aux besoins exprimés par le Gouvernement. Le CFOAC fait la couverture universelle en personnel, ce dernier fait une couverture universelle en soins, prioritairement dans l’arrière-pays. Ce qui nécessite des moyens conséquents. C’est une formation d’excellence que le Centre dispense pour créer des cadres compétents et qualifiés capables d’offrir des soins complets et inclusifs.
Présentes dans la salle, quelques ONG internationales, en l’occurrence Memisa, Rotary Club, Lion’s Club, ainsi que l’Armée. Celles-ci, a reconnu le DG du CFOAC, soutiennent des projets, surtout en provinces, prioritairement en milieux urbains, où il y a de grands besoins.
Dans la foulée, plusieurs autres intervenants dont Amadou Cissé, directeur pays de la CBM (Christian Blind Mission) qui fait bénéficier le CFOAC de son soutien depuis 1999, le Dr Alou Traoré Badara, coordonnateur Cluster santé de l’OMS, ainsi que le Dr Belila Njoy, directrice du BDOM.
Le Centre a réussi à former 205 TSO et 99 chirurgiens de la cataracte de la RDC, du Tchad, d’Angola, République centrafricaine, Cameroun, du Congo, de Sao Tomé et Principe, du Gabon.
Créé en 1999, le CFOAC est un projet de CBM sous la gestion de l’Archidiocèse de Kinshasa. Il est en partenariat avec l’ISTM/Kinshasa dans le nouveau programme de formation des infirmiers licenciés en soins oculaires. Kléber KUNGU