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L'appel de Patrick Muyaya à ne pas perturber les offices religieux entendu
Le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a réagi fermement aux appels à manifester hier dimanche 16 février contre les églises catholiques et protestantes de Kinshasa. Il a dénoncé une initiative qu'il juge inacceptable, visant à perturber les services religieux, et a tenu à rassurer l'opinion publique sur la position des prêtres, qui s'exprimeront après leurs consultations.
"Les églises sont des lieux sacrés. S'attaquer à un lieu de prière, c'est s'en prendre à Dieu. Si certains ont mal agi, c'est à Dieu de les juger. Il est inacceptable que des individus cherchent à troubler le déroulement des offices religieux un dimanche", a-t-il déclaré.
Appelant au calme et à la retenue, Patrick Muyaya a souligné l'importance d'exprimer ses revendications par des moyens pacifiques. "Les prêtres auront l'occasion de s'exprimer une fois leurs consultations achevées. Ce n'est qu'à ce moment-là que l'on pourra juger de la pertinence et du bien-fondé de leur démarche face à ceux que certains considèrent comme des ennemis de la nation", a-t-il ajouté.
Le ministre a rappelé que l'initiative récemment entreprise par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et l'Église du Christ au Congo (ECC), lors de leur rencontre avec le président de la République, s'inscrit dans une dynamique de recherche de la paix.
Cependant, cette démarche suscite la colère d'une partie de la population kinoise. De nombreux citoyens voient dans la rencontre entre les représentants de ces confessions religieuses et les autorités des territoires sous contrôle de l'Alliance des Forces du Changement (AFC/M23) un signe de complicité, au regard de la détérioration de la situation sécuritaire actuelle.
Des mesures sécuritaires renforcées
Face à l'appel à manifester dans les lieux de culte, les autorités ont pris des mesures préventives. Le commissaire provincial de la police de Kinshasa, Blaise Kilimbalimba, a annoncé le déploiement des forces de l'ordre ce dimanche 16 février afin d'assurer la sécurité des fidèles et de prévenir toute tentative de trouble.
Le gouvernement congolais réaffirme ainsi son engagement à préserver l'ordre public et à garantir la liberté de culte dans un climat apaisé. Jérémie ASOKO