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Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Enjeux de l’heure
La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
Nation
Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Lamuka : suite et…fin
Ça sent l’ultime schisme au sein de Lamuka. A moins d’un improbable retournement de dynamique, la séquence en cours intitulée « je t’aime et moi non plus » débouche généralement sur le divorce.
De fait, s’ils sont officiellement toujours mariés, les deux derniers des Mohicans, à savoir Adolphe Muzito et Martin Fayulu font chambre à part. Chacun ne se gênant plus de gêner l’autre.
Lorsque du haut de sa dialectique, le leader de Nouvel Elan dénonce « les liaisons dangereuses » qui sous-tendent le Bloc patriotique dont l’Ecidé fait partie, son compagnon de lutte décrypte le message. De même que quand Adolphe Muzito y va de son satisfecit à l’endroit du Régime pour sa performance fiscale, pas sûr que cela soit du goût du « Président élu« .
Symétriquement lorsque Martin Fayulu accueille en grande pompe Augustin Matata, Adolphe Muzito apprécie très modérément. C’est un euphémisme. Un vieux procès en paternité de la stabilité macro-économique oppose les deux anciens Premiers ministres.
Il n’en fallait pas plus pour que les spécialistes de la scissiparité sur la scène politique zairo-congolaise parient déjà sur la séparation entre les deux derniers porte-étendards de Lamuka .Une question de semaines. Voire de jours.
Au fond, Lamuka fera les frais du Big bang annoncé dans le ciel politique rd congolais. Les ambitions…contradictoires à court et à moyen terme de deux rescapés de Genève sont en train d’éroder un front qui tirait sa légitimité de la dénonciation du « hold-up » électoral de décembre 2018.
Problème, depuis lors, l’eau continue à couler sous le pont. Les mariés de Kingakati ont divorcé aussi rapidement qu’ils s’étaient mis la corde au cou. Ce divorce donne lieu depuis à quantité d’unions d’intérêt conjoncturel -sans soubassement idéologique ni programmatique – dont l’Union sacrée de la nation et le Bloc patriotique. Archétype d’alliances opportunistes qui, pour paraphraser Karl Marx, contiennent en elles-mêmes les germes de leur propre destruction.
Pour sûr, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la décomposition-recomposition du paysage politique ira crescendo à mesure que l’on approche de l’échéance couperet. Dans ce tourbillon, la rupture Muzito-Fayulu ne constituera qu’un avatar du « péché mignon » d’une classe politique scotchée aux regroupements circonstanciels. José NAWEJ