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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
La veille citoyenne face au réveil des officiels
Ni éveil encore moins réveil. Mais plutôt veille. Par rapport aux velléités belliqueuses du Rwanda, le pays réel n’a jamais été pris en défaut de sommeil ni même de somnolence. Même en dormant, les Congolais gardent leurs yeux grand ouverts et rivés sur leur voisin hyper problématique.
Seulement voilà, l’attitude faite de vigilance tous azimuts du Congolais d’en bas contraste souvent avec les postures diplomatiques, calculatrices et même carriéristes des Congolais d’en haut. Le tout sur fond des « liaisons dangereuses » qui structurent, restructurent et déstructurent le pouvoir rd congolais depuis 1997. Voire un peu avant lorsque déjà, tel le ver dans le fruit, l’entourage politico-militaire du Maréchal Mobutu a commencé à être affecté et infesté par des éléments qui préparaient, par petites touches, le plan de déstabilisation du Zaïre.
Blanchi sous le harnais du renseignement, Mobutu savait parfaitement de quoi il parlait lorsqu’il lâcha : « on m’a poignardé dans le dos« . Dans l’esprit, la tête et la bouche du Maréchal-Président qui en avait vu d’autres, le « on » était à très large spectre. De la grande légion extra-africaine aux sous-traitants régionaux en passant par des cellules actives incrustées et infiltrées dans le dispositif militaro-institutionnel.
Lorsque Mzee Kabila affirme que le complot était vaste, il fait exactement le même diagnostic instillé par l’implacable par la formule « les mêmes causes produisent les mêmes effets« . On peut étoffer cette galerie de constantes historiques avec les déconvenues doublées de « J’accuse » de Joseph Kabila.
L’ennui c’est que sans doute pour être notamment en harmonie avec ses alliés en particulier Washington, Kinshasa soit retombé dans les travers d’autrefois et espérer s’attendre à un résultat différent. Au change, le pouvoir Fatshi paie très cher ce pied de nez conscient ou inconscient au principe de causalité.
Place alors au principe de réalité. Celui auquel demeurent scotchés l’écrasante majorité de Congolais -tels des chats échaudés- face à un voisin qui a déjà fini de montrer et démontrer qu’il n’est pas soluble dans des compromis diplomatiques. Lesquels sonnent finalement comme autant de compromissions pour la RDC. Si dans son machiavélisme, Machiavel écrivit que celui qui a le pouvoir a toujours raison et que le plus faible a toujours tort, l’épopée tragique de l’agression rwandaise renseigne que le peuple congolais a eu mille fois raison et que les dirigeants n’ont même pas eu raison d’avoir tort.
Moralité, la veille permanente face au Rwanda est de loin préférable au réveil conjoncturel et circonstanciel des officiels. José NAWEJ