Dernière minute
Société
Du fond du cœur, nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à tous ceux qui ont été présents aux côtés de notre famille et nous ont soutenus dans la célébration de la belle vie de notre cher Père, décédé paisiblement à l’âge de 92 ans.
92 années de vie, 92 années de souvenirs, et un…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
À l’YMCA, Tony Kanku Shiku aborde sans détour le dialogue, Kabila et le tribalisme.
À l’occasion de son intervention devant une foule des jeunes venus de coins et recoins de Kinshasa réunis…
Étranger
Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan a procédé, samedi à la commune d’Iaâzzanène (province de Nador), au lancement des opérations du premier terminal à conteneurs du port Nador…
Nation
Au terme de cinq jours d’échanges, du 26 au 30 octobre 2026, à l’occasion de la deuxième édition de la Semaine nationale du climat (SENAC 2), les participants ont appelé à la construction d’un…
La nouvelle compagnie aérienne Air Congo peine-t-elle à décoller?
Le Gouvernement a décidé de créer une nouvelle compagnie aérienne "Air Congo" pour faire face au déficit du transport aérien après l’arrêt quasi total des activités de Congo Airways. Malheureusement, force est de constater que depuis le lancement de cette nouvelle société, les Congolais ne sentent pas son impact sur le ciel de leur pays.
Suite à cette situation, maints analystes se posent la question de savoir si la décision gouvernementale de créer Air Congo est la bienvenue. Cette société ne risque-t-elle pas d’être une mort-née ? Ne va-t-elle pas connaître le sort de Congo Airways ?
A ce propos, nous nous souviendrons qu’après que la compagnie Air Zaïre a mis la clé sous paillasson, le Gouvernement de l’époque avait choisi la voie de la facilité en créant une nouvelle société Congo Airways. Jusqu’à ce jour, les contours de cette entreprise sont flous. Au lieu de s’attaquer aux causes profondes de la faillite d’Air Zaïre et concevoir des solutions durables pour sa relance, les autorités ont préféré contourner la difficulté en oubliant que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ce n’est pas le changement de nom qui apporte le changement dans la gouvernance d’une entreprise, mais plutôt les nouvelles méthodes de gestion.
Concernant Air Congo, l'exécutif national aurait dû se référer à la faillite de Congo Airways pour une approche innovante et durable. Selon les experts en aviation civile, la seule voie de redresser le secteur aérien public consiste à rebâtir l’ex Air Zaïre qui a un patrimoine riche tant du point de vue immobilier que logistique.
S’il est vrai que plusieurs années après sa fermeture cette compagnie a perdu son personnel naviguant et technique suite à l’âge, néanmoins elle conserve son arsenal immobilier et logistique. La tentative de vendre ses villas à travers tout le pays a été vouée à l’échec. L’Office des biens mal acquis (OBMA), créé après la chute de la 2ème république mobutiste, a récupéré plusieurs biens meubles et immeubles de cette société offerts gracieusement aux caciques de l’ancien régime. Sur ce plan, l’ex Air Zaïre dispose des atouts qui peuvent faciliter sa renaissance. Au lieu donc de se compliquer inutilement la tâche en tenant à tout prix à créer une nouvelle entreprise, le gouvernement peut bien repartir des cendres de cette compagnie pour relancer le secteur aérien congolais. Malheureusement, les intérêts égoïstes doublés de népotisme, ont toujours pris le dessus sur l’intérêt de la communauté nationale. C’est ce qui est à la base de la création de ces entreprises sans fondement objectif, qui ne résistent pas aux aléas des temps.
Rien n’est tard dans la vie. La RDC est un pays souverain qui peut revenir à tout moment sur les options prises précédemment lorsque les intérêts de la nation priment avant tout. Donc Air Congo peut être bâti sur les cendres d’Air Zaïre, sans que cela n’offusque personne.
Muke MUKE