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La Haute Cour militaire rejette la demande du général Baseleba de rencontrer Félix Tshisekedi
La Haute Cour militaire est ferme. Elle rejette la requête du général de brigade Jean Baseleba Bin Mateto de rencontrer personnellement le président Félix Tshisekedi. L’officier général congolais a, en effet, sollicité une audience auprès du chef de l’Etat pour lui parler d’un prétendu complot pour son assassinat. La décision de la Cour a été prise à travers l’arrêt avant dire droit rendu par cette Haute juridiction de l’ordre militaire au cours d’une audience le mercredi 24 août dernier.
Dans cet arrêt avant dire droit, la Haute Cour militaire a rejeté la demande de liberté provisoire du concerné et ordonné l’instruction au fond de l’affaire en cause relative à l’introduction des armes dans la prison militaire de Ndolo. Ce, dans le but de favoriser l’évasion du policier Kyenga Kyenga, un proche du général John Numbi, condamné à mort dans le dossier de l’assassinat de l’activiste des droits de l’homme, Floribert Chebeya, de l’ONG Voix des sans voix (VSV).
» La Cour dit recevable, mais non fondée la demande de liberté provisoire, ainsi que la demande d’audience auprès du chef de l’État introduite par le prévenu Baseleba Bin Mateto et les rejette. Elle ordonnance la poursuite au fond de l’affaire« , a prononcé le général de brigade Jean Paulin Ntshayikolo, président de la composition.
L’arrêt avant dire droit ayant ordonné le début de l’analyse au fond de l’affaire, les juges de la Haute Cour militaire n’ont pas tardé à interroger le général de brigade Jean Baseleba Bin Mateto sur les faits mis à sa charge par le ministère public. A savoir : tentative de procurer les moyens pour l’évasion des détenus à la prison militaire de Ndolo.
L’organe de la loi a interrogé le prévenu sur ce que serait devenu cette maison carcérale si les armes qu’il est accusé d’avoir tenté d’y introduire étaient arrivées à son destinataire qui, selon lui, se trouve être le condamné à mort, Christian Kyenye Kyenge.
ACCUSATIONS ABSURDES
En réaction, le général de brigade Jean Baseleba Bin a rejeté toutes ces accusations qu’il a qualifié d’absurdes. Le colonel Freddy Manga, directeur de la prison militaire de Ndolo, qui a intercepté le colis que le général Jean Baseleba a apporté à Christian Kyenye Kyenge, a comparu à cette audience en qualité de témoin.
» Effectivement, le détenu Kenye Kyenge a reconnu tous ces effets. Même les armes. Plus grave est qu’il a réclamé même une troisième arme« , a-t-il indiqué. La cause à été renvoyée à vendredi 26 août pour la poursuite de l’instruction au fond du dossier.
Pour rappel, au cours de la première audience de cette affaire, le prévenu Jean Baseleba Bin Mateto avait insisté de rencontrer personnellement le chef de l’État pour lui faire part d’un complot visant l’assassinat de sa personne. Il a dit ne pas permettre à ce que ce qui était arrivé au feu président Mzee Laurent Désiré Kabila puisse se reproduire au président Tshisekedi.
SAUVER FATSHI DE LA MORT
» Je ne peux pas accepter que ce qui est arrivé au feu président de la République Démocratique du Congo, Mzée Laurent Désiré Kabila, arrive à l’actuel président qui a consacré le pays entre les mains de Dieu au stade des Martyrs. Ma requête est la suivante : Je sollicite de votre Cour, une audience personnelle auprès du Chef de l’État parce que je n’aimerais pas que ce qui était arrivé à Mzée (Ndlr : assassinat), lui arrive ».
« Et pour cela j’aimerais que lui-même puisse me recevoir. Ce que j’ai à dire, il n’y a que lui qui peut l’entendre, et personne d’autre. Si votre haute Cour n’arrive pas à lui transmettre ce message du général Baseleba, estimant que ce n’est pas nécessaire, elle portera alors la lourde responsabilité de ce qui lui arrivera avant la fin de son mandat. Je vous en supplie, transmettez-lui ce message. Je crois que j’ai l’obligation, le devoir de protéger le Chef de l’Etat jusqu’au sacrifice suprême. J’ai dit « , avait-il déclaré.
Nombreux sont des analystes qui ont interrogé le caractère sérieux de cette requête. Si certains la qualifient de bluff, d’autres pensent par contre qu’elle est importante. Si l’on devrait prendre toutes les précautions possibles, le laisser rencontrer le président Félix-Antoine Tshisekedi pour raconter ses 4 vérités aurait été, à leur avis, la seule façon de juger du caractère sérieux de prétendues menaces de la sécurité nationale. Orly-Darel NGIAMBUKULU