Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
Étranger
La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
Nation
Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
« La fin des ingérences »
« La culture est ce qui reste quand on a tout oublié ». Empruntée à un pédagogue japonais par l’académicien Edouard Herriot, cette phrase peut éclairer d’un jour nouveau la visite de l’ancien Président français en RDC. De ce séjour encore en cours, on peut tout oublier sauf ce bout de phrase : « plaider pour la fin des ingérences ».
Sans préempter l’étape-clé de la mission du prédécesseur d’Emmanuel Macron qu’est le Kivu, les Congolais retiendront cet appel à la fin des immixtions étrangères dans leurs affaires. Pour avoir blanchi sous le harnais de l’Elysée, François Hollande sait parfaitement de quoi il retourne. Et de quoi il s’agit exactement lorsqu’on parle de façon générique de « la guerre de l’Est ».
Il n’ignore pas que le malheur de la RDC provient essentiellement du faisceau de convoitises lointaines et proches qui se traduit par des ingérences croisées des puissances et multinationales extra-africaines sous couvert des sous-traitants régionaux et locaux. Cette espèce de déterminisme géopolitique et géostratégique né de la Conférence de Berlin où le pays a été conçu comme un réservoir ou un comptoir des matières premières où toutes les puissances avaient vocation à se servir.
Voilà que dans la foulée de la fin de la guerre froide, cette idée d’Etat-comptoir donne des idées sinon de saucissonnage, du moins de création des espaces de non souveraineté à des fins de pillage des ressources naturelles. Bonjour ingérences étrangères !
Cela fait un quart de siècle que le bruit de ces immixtions est couvert par une guerre de rapine qui, tel un cancer, s’est métastasé dans tout l’Est de la RDC. Ou presque. Au point que même « Dr Monusco » a jeté les bistouris en déclarant que la maladie était incurable. C’est dire.
Reste qu’il faut bien plus qu’un simple appel à la fin des ingérences pour que les prédateurs visibles et invisibles « lâchent le morceau ». Car, pour nombre d’intervenants dans le far west…oriental – quel oxymore géographique !-, la guerre s’avère plus rentable que la paix. D’où l’expression « no war, no business ». José NAWEJ