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La clinique kinoise en voie de disparition: le gouvernement interpellé
La clinique kinoise, un des hôpitaux publics de l’Etat, qui a fait autrefois la fierté du pays est aujourd’hui l’ombre de lui-même. À l’époque coloniale et même des années après l’accession du pays à la souveraineté nationale et internationale, où elle s’appelait Clinique danoise, parce que dirigée par les médecins danois, cette formation médicale fut un véritable joyau.
À présent, nous pouvons dire qu’elle est en voie de disparition. Très peu de malades s’y rendent. Son aspect extérieur, qui reflète son délabrement très avancé, ne peut pas attirer les patients. Aujourd’hui, quelques-unes de ses chambres servent de home des étudiants qui fréquentent l’institut supérieur des sciences médicales situé à côté. Une autre partie est cédée à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et un niveau est confié aux Projets du ministère de la Santé publique. Avec un tel envahissement de son bâtiment, sans aucun doute cette clinique va bientôt cesser d’exister.
Pour ne pas en arriver à ce scénario catastrophe, le gouvernement est appelé à prendre des mesures idoines qui s’imposent pour ne pas perdre ce prestigieux hôpital et surtout pour ne pas entrer en contradiction avec sa politique de couverture santé universelle qui exige beaucoup de formations médicales de haut standing. Sur ce plan, il faut reconnaître que la RDC est loin des standards internationaux.
Pour ce, l’exécutif national se doit d’ouvrir une ligne budgétaire lui permettant la réhabilitation totale et la modernisation de cette institution sanitaire, à l’instar de ce qui se passe actuellement avec l’ex Mama Yemo. Pour éviter les imprévus et le tâtonnement, rien n’étant jamais tard, des aménagements peuvent être apportés en ce moment au niveau de la commission économique et financière de l’Assemblée nationale pour inclure les dépenses y afférentes.
Normalement, lors du débat général sur le projet de budget déposé par le gouvernement, si les députés nationaux étaient réellement préoccupés par les problèmes de la population, ils auraient dû soulever cette question étant donné que cette situation de la clinique kinoise ne date pas d’aujourd’hui.
Pour la petite histoire, rappelons que la descente aux enfers de cet hôpital est parti de l’arrivée de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération (AFDL). Les nombreux blessés de guerre y ont été acheminés, et traumatisés par ces derniers, les patients ont dû fuir ce centre hospitalier. Et suite au manque de moyens qui n’ont pas été disponibilisés pour la prise en charge correcte de ces blessés, le personnel médical a fini par se désintéresser et les malades à ne plus le fréquenter.
Pour ne pas faire disparaître ce bijou, un sujet congolais de la diaspora a même tenté de signer un contrat léonin avec quelques autorités pour le transformer en un centre privé. Ce projet a bien évidemment échoué.
Mettre en place une bonne politique sanitaire
Chaque gouvernement investi en RDC a toujours fait de la santé un de ses chevaux de bataille. Mais sur le terrain, les résultats se font encore attendre. À la base, il y a la sempiternelle question de manque de moyens financiers et matériels. Avec la floraison des institutions académiques des sciences médicales, le problème des ressources humaines dans ce secteur ne se pose pas véritablement, bien que la formation et le renforcement des capacités du personnel médical doivent être renforcés.
Concernant les moyens, la RDC ne devrait pas en manquer normalement. Quand bien même pour une raison ou une autre le budget national ne peut pas supporter toutes les dépenses y afférentes vu la vaste étendue du territoire national, le pays a beaucoup d’opportunités lui offertes par ses nombreux partenaires techniques et financiers (PTF) tant bilatéraux que multilatéraux. Nous pouvons énumérer notamment ENABEL (ex Coopération technique belge), l’USAID, l’UNICEF, la BAD, la BM sans compter l’intervention des ONG internationales qui prestent dans le même secteur.
Le grand défi à relever pour rendre notre système de santé plus performant qu’auparavant concerne principalement la mise en place d’une politique sanitaire réaliste, touchant les besoins réels de la population et qui privilégie les infrastructures hospitalières et des équipements modernes.
Muke MUKE