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Kinshasa: Un forum stratégique en vue de freiner l'avancée des éleveurs transhumants Mbororo
La République démocratique du Congo, par son vice-Premier ministre, ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, entend jouer un rôle central dans la stabilisation des espaces transfrontaliers en Afrique centrale. En mission officielle au Gabon, le numéro un de la sécurité congolaise a présidé le samedi 17 mai à Libreville, au Gabon, la réunion ministérielle du Conseil de paix et de sécurité de l'Afrique centrale (Copax), prélude à la XXVIème session ordinaire de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC).
Au cœur de ces travaux, les enjeux sécuritaires persistants dans la sous-région, et particulièrement la situation préoccupante dans l'Est de la RDC, ont occupé une place de choix. La progression inquiétante des éleveurs transhumants Mbororo, souvent soupçonnés de collusion avec certains groupes armés, continue d'alimenter des tensions dans les zones frontalières partagées avec la République Centrafricaine, le Tchad et le Cameroun. Ce phénomène, aux conséquences humanitaires et sécuritaires notables, appelle une réponse concertée des États de la région.
Face à cette menace transfrontalière, un forum stratégique régional est en préparation. Placé sous la coordination directe du vice-Premier ministre Shabani Lukoo, ce cadre de réflexion réunira experts, responsables sécuritaires et autorités coutumières des pays concernés. L'objectif : élaborer une approche commune et durable pour rétablir la stabilité dans ces zones fragilisées, où se mêlent conflits ethniques, enjeux fonciers et activisme de milices armées.
La réunion ministérielle du Copax a également permis d'examiner le rapport des travaux et d'adopter les recommandations formulées par le segment technique, composé des chefs d'état-major général, directeurs de la police, de la gendarmerie et hauts responsables des ministères en charge de la sécurité des États membres. Ces résolutions dessinent les contours d'une stratégie collective axée sur la prévention des conflits, la gestion concertée des mouvements de transhumance et le renforcement des mécanismes de coopération sécuritaire.
Atmosphère dé convivialite et de responsabilite
Clôturés dans une atmosphère de convivialité et de responsabilité partagée, ces travaux ministériels ont été ponctués par une visite guidée de la galerie historique de la CEEAC. L'occasion pour les délégués de revisiter les moments marquants de cette organisation sous-régionale et de réaffirmer leur engagement à œuvrer pour une Afrique centrale plus pacifiée et mieux intégrée.
La RDC, par la voix de son VPM en charge de la Sécurité, s'inscrit ainsi dans une dynamique proactive, consciente que la stabilité nationale passe inéluctablement par une coopération régionale renforcée. Le futur forum stratégique apparaît dès lors comme un levier indispensable pour enrayer la spirale des violences et offrir aux populations riveraines des zones frontalières un horizon de paix et de sécurité retrouvées.
Jérémie ASOKO