Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
Montréal - Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.
Cette…
Nation
Le Japon a offert à la Fédération nationale des femmes protestantes du Congo (FNFPC) de l'Eglise du Christ au Congo) un bâtiment scolaire de plain-pied, deux ateliers, deux bureaux …
Kinshasa : les paroisses catholiques et protestantes sous haute protection policière hier
Malgré les menaces d'attaques proférées sur les réseaux sociaux, les chrétiens catholiques et protestants ont assisté à la messe hier dimanche 16 février sous haute surveillance. Un dispositif sécuritaire inhabituel a été déployé devant plusieurs lieux de culte afin de prévenir tout incident. Malgré une affluence en baisse dans certaines paroisses, la journée s'est déroulée dans le calme, sans que les menaces annoncées ne soient mises à exécution.
Dès les premières heures du matin, des policiers ont été positionnés devant les églises pour rassurer les fidèles et empêcher toute perturbation. À la paroisse Saint Joseph de Matonge, environ un tiers des places sont restées vides, un signe que certaines personnes ont préféré ne pas prendre de risques.
Dans les paroisses du doyenné Saint Jacques, dans la commune de N'sele, les messes se sont déroulées normalement, sans aucun signe de menace. Cependant, comme à Saint Robert, l'affluence était plus faible que d'habitude.
Les menaces contre les églises catholiques et protestantes sont intervenues après une série d'initiatives menées par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et l'Église du Christ au Congo (ECC). Ces institutions religieuses ont entrepris des consultations avec plusieurs acteurs politiques et parties prenantes au conflit armé dans l'Est du pays, dans l'espoir de favoriser un dialogue pour une sortie de crise.
Cette démarche a été mal perçue par l'Union sacrée de la nation et l'UDPS. Sur les réseaux sociaux, des individus se réclamant de ces mouvances ont promis d'empêcher les cultes en représailles aux rencontres menées par la délégation ecclésiastique, notamment avec des responsables rebelles à Goma et avec le président rwandais Paul Kagame.
Face à ces tensions, l'archevêque de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo, a appelé les fidèles à ne pas céder aux intimidations. Dans un communiqué publié samedi, il a insisté sur la nécessité de rester prudent, vigilant et de protéger les infrastructures religieuses.
Cependant, le parti présidentiel, par l'entremise de son secrétaire général Augustin Kabuya, avait appelé à éviter toute attaque contre des lieux de culte. Cet appel a vraisemblablement contribué à prévenir d'éventuels débordements ce dimanche.
Ézéchiel Monteirious Monteiro