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Kasaï-Central : Les enseignants de la sous-division Dibaya 2 dénoncent le retard dans leurs paiements
Les enseignants de la sous-division Dibaya 2, relevant de la Mission catholique Tshikula dans la province du Kasaï-Central, ont organisé, le lundi 18 novembre 2024, une manifestation pour faire entendre leur mécontentement face à des paiements des salaires en retard qui affectent durement leur pouvoir d’achat et leur morale. Cette action a été motivée par la non-réception de leurs salaires depuis le mois d’octobre, plongeant bon nombre d’entre eux dans une précarité financière inacceptable.
Le rassemblement s’est tenu dans la cour de l’école primaire de Tshikula, réunissant des dizaines d’enseignants qui ont exprimé leur frustration par des chants et des slogans dénonçant la situation. L’ambiance était chargée d’émotions, chaque enseignant témoignant de l’impact que cette situation a sur sa vie quotidienne, et par ricochet, sur l’éducation des enfants dans la région.
menace d’une grève illimitée
Au cours de cette manifestation, les enseignants ont déposé un mémorandum adressé aux autorités compétentes. Dans ce document, ils exigent le paiement immédiat des salaires dûs et menacent une grève illimitée jusqu’à ce que leurs droits soient respectés.
« Nous avons été patients, mais la patience a ses limites. Nous ne pouvons plus subvenir aux besoins de nos familles sans nos salaires« , s’est plaint l’un des porte-paroles des enseignants, lors de son intervention devant la foule.
Ce mémorandum illustre non seulement la colère des enseignants, mais également une volonté de faire valoir leurs conditions de travail. Ils ont souligné que la situation actuelle nuit à la qualité de l’enseignement, mettant en péril l’éducation des enfants dans un contexte déjà difficile dû aux divers défis auxquels le système éducatif fait face dans la province.
crainte de paralysie du systeme educatif
Les autorités scolaires de la province du Kasaï-Central n’ont pas encore réagi officiellement à cette manifestation ni au mémorandum remis. Cependant, des sources au sein du ministère de l’Éducation ont évoqué une réunion d’urgence pour discuter de cette situation préoccupante. La crainte de la paralysie du système éducatif reste omniprésente, et plusieurs parents d’élèves se sont déjà manifestés, exprimant leur soutien aux enseignants tout en appelant à une résolution rapide de ce conflit.
L’Association des parents d’élèves (APE) a également noté que cette situation nuira irrémédiablement à l’éducation des enfants et risque de les priver d’une scolarité stable.
« Nous soutenons nos enseignants dans leur lutte, car leur bien-être affecte directement l’avenir de nos enfants« , a affirmé une représentante de l’APE interrogée.
Cette grève annoncée et la manifestation qui l’a précédée soulèvent des questions plus larges sur le financement et la gestion des ressources allouées à l’éducation dans la province. Les enseignants, souvent mal payés et sous pression, sont le pilier d’un système éducatif fragile. Les retards de paiement mettent en lumière les défis économiques auxquels le secteur public fait face, exacerbant les frustrations et l’iniquité.
La situation des enseignants de la Mission catholique Tshikula est symptomatique d’un problème plus large au niveau national, où le manque de ressources financières pour l’éducation est un thème récurrent. La tension croissante entre les éducateurs et les autorités risque d’affecter tant la qualité de l’enseignement que le moral des enseignants et des élèves. D’où l’urgence d’une réponse rapide et efficace des décideurs.
Félix Mulumba Kalemba