Dernière minute
Société
Suka ya mbangu eza kaka ko pema". Le secteur des transports en commun livre, une fois de plus et pour la joie des lecteurs de notre chronique culturelle " Au-delà du lisible", ses plus grands secrets. A la manœuvre, des auteurs anonymes qui ont choisi des véhicules Mercedes Benz, toutes séries…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
* L'audience renvoyée au 12 mai pour suites des débats.
La Haute Cour militaire a décidé de renvoyer au mardi 12 mai la suite du procès du lieutenant-général Philémon Yav, ancien commandant…
Étranger
La République de Zambie a réaffirmé, jeudi, sa position ferme et constante en faveur de l'intégrité territoriale et de la marocanité du Sahara.
Elle a également salué l'…
Nation
L’opposant Martin Fayulu hausse le ton contre toute perspective de modification constitutionnelle susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix Tshisekedi. Lors d'une…
Kasaï-Central : 18 députés provinciaux tournent le dos à la décision du VPM Shabani
La crise politique au sein de l'Assemblée provinciale du Kasaï-Central prend une nouvelle tournure alors que dix-huit députés provinciaux, se réclamant de la majorité parlementaire, ont officiellement exprimé leur désaccord catégorique avec la décision du vice-Premier ministre, ministre de l'Intérieur, Jacquemin Shabani, validant l'installation d'un bureau d'âge pour diriger les affaires courantes de l'institution.
Dans une missive adressée hier lundi, 14 juillet, aux plus hautes autorités du pays, ces élus dénoncent une violation des procédures et réclament l'intervention directe du Président de la République, Félix Tshisekedi, ainsi que de la Première ministre, Judith Tuluka Suminwa.
Le courrier a été envoyé avec copies conformes au Président de la République, à la Cheffe du gouvernement, ainsi qu'aux Présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat. Les signataires y expriment leur " profonde inquiétude " quant à la légalité de la décision ministérielle, qu'ils estiment contraire au règlement intérieur de l'Assemblée provinciale.
UN BUREAU D'ÂGE JUGÉ "ILLÉGITIME"
Selon les parlementaires dissidents, le procès-verbal d'installation du bureau d'âge - pris en charge par les plus âgés et les plus jeunes membres de l'Assemblée en l'absence d'un bureau définitif - aurait été validé par Jacquemin Shabani malgré des " irrégularités flagrantes ". Ils affirment que la plénière ayant conduit à cette installation s'est tenue en violation des dispositions statutaires, créant ainsi un précédent dangereux pour la stabilité institutionnelle de la province.
Les élus provinciaux déplorent par ailleurs le manque de transparence entourant les récentes consultations menées par le vice-Premier ministre de l'Intérieur. Bien que ces discussions aient été conduites dans le but d'apaiser les tensions, leurs conclusions n'ont, selon eux, jamais été rendues publiques. Pire, les députés accusent Jacquemain Shabani d'avoir " pris fait et cause pour les frondeurs ", une position qu'ils désapprouvent fermement.
Face à cette impasse, les 18 députés en appellent à une implication personnelle du Président Tshisekedi et de la Première ministre pour " mettre un terme aux manœuvres qui ne respectent pas la vision du Chef de l'État ". Ils estiment que seule une action forte de la haute autorité pourra rétablir l'ordre institutionnel et décourager les actes qu'ils qualifient de "destabilisateurs".
Cette affaire ne serait pas passée inaperçue au sein du gouvernement central. En effet, lors de la 51ème réunion du Conseil des ministres, le Président de la République aurait évoqué la situation au Kasaï Central, selon une déclaration de Patrick Muyaya Katembwe, ministre de la Communication et Médias. Bien qu'aucune mesure concrète n'ait encore été annoncée, cette mention confirme que le dossier est désormais sur la table des plus hautes instances décisionnelles.
Cette crise institutionnelle prolongée menace non seulement le fonctionnement de l'Assemblée provinciale, mais aussi la stabilité politique du Kasaï Central, une région clé sur le plan économique et stratégique. Les divisions au sein de la majorité parlementaire locale pourraient, si elles ne sont pas résolues rapidement, entraîner un blocage des projets de développement et exacerber les tensions socio-politiques.
Félix Mulumba Kalemba