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Kananga ravagée après une pluie diluvienne, une personne perd la vie sur l'avenue Kamuandu
Une pluie diluvienne qui s'est abattue hier dimanche 22 février, a plongé la commune de Ndesha, à Kananga, dans la désolation. L'avenue Kamuandu, située vers le cimetière éponyme, est littéralement éventrée par les eaux de ruissellement, laissant derrière elle un lourd bilan humain et d'importants dégâts matériels. Selon des témoignages recueillis sur place, les précipitations, qui ont duré près de 12 heures, ont transformé cette artère en un profond ravin, désormais impraticable.
Le bilan provisoire fait état d'une perte en vie humaine : une femme enceinte a été tragiquement emportée par les eaux en furie. Deux jeunes filles ont subi des fractures après une chute dans la zone d'érosion, survenue il y a environ quelques heures.
Plusieurs maisons sont englouties et gravement endommagées, contraignant des familles à passer la nuit à la belle étoile et à se réfugier chez des proches. Des riverains décrivent une scène de chaos, marquée par des cris de détresse et des tentatives désespérées de sauver des biens face à la progression rapide de l'érosion.
UNE INFRASTRUCTURE STRATÉGIQUE LAISSÉE À L'ABANDON
L'avenue Kamuandu constitue un axe secondaire mais crucial pour la mobilité des habitants de la commune de Ndesha. Aujourd'hui, elle est quasiment rayée de la carte. Malgré des plaidoyers répétés adressés au gouverneur de province, Joseph-Moïse Kambulu Nkonko, aucune opération de remblayage ni de réhabilitation n'a été engagée jusqu'à présent, selon les habitants.
La situation suscite d'autant plus d'incompréhension. On s'étonne de la non prise en charge de cette avenue dans le cadre du programme national Tshilejelu où plusieurs axes routiers de la ville de Kananga bénéficient actuellement de travaux de modernisation exécutés notamment par les entreprises Rabe Contractor et Safrimex. Les riverains dénoncent ce qu'ils considèrent comme une mise à l'écart injustifiée de leur avenue dans les priorités de la voirie urbaine.
"L'érosion continue de progresser dangereusement vers le Centre de santé Ndesha-État, infrastructure essentielle pour des milliers d'habitants du quartier. Si aucune intervention d'urgence n'est déclenchée, le risque est réel de voir cette structure sanitaire compromise, voire isolée. Une telle éventualité aggraverait une situation humanitaire déjà préoccupante, dans une zone où l'accès aux soins reste limité", confie Daniel Ntumba, membre de la société civile locale.
Des sources locales évoquent la crainte d'un effondrement partiel du terrain en cas de nouvelles pluies, ce qui pourrait entraîner d'autres pertes en vies humaines. À ce jour, selon les habitants, aucune action concrète n'a été entreprise ni par le gouvernement provincial ni par les autorités urbaines pour contenir l'avancée du ravin.
Face à l'imminence de nouveaux drames, la population de Ndesha formule plusieurs exigences urgentes notamment : une intervention immédiate pour stabiliser le ravin et stopper la progression de l'érosion ; la sécurisation de la zone, notamment par un balisage et des mesures de protection pour éviter d'autres chutes ; et l'intégration de l'avenue Kamuandu dans un plan structuré et durable de réhabilitation des voiries urbaines.
En attendant une réponse des autorités, l'avenue Kamuandu reste le symbole d'une catastrophe annoncée et d'une population livrée à elle-même, suspendue à l'espoir d'une intervention rapide pour éviter que le drame ne s'aggrave davantage.
Félix MULUMBA Kalemba