Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
Montréal - Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.
Cette…
Nation
Le Japon a offert à la Fédération nationale des femmes protestantes du Congo (FNFPC) de l'Eglise du Christ au Congo) un bâtiment scolaire de plain-pied, deux ateliers, deux bureaux …
Mbujimayi confrontée à une grave crise énergétique
La ville de Mbujimayi, capitale du Kasaï Oriental, traverse actuellement une crise énergétique majeure en raison du fonctionnement réduit de la centrale hydroélectrique de Tubi Tubidi, exploitée par la Société Anhui Congo d'Investissement Minier (SACIM).
Sur les quatre groupes installés, pour une capacité totale de 12 mégawatts (MW), trois sont actuellement à l'arrêt pour des travaux de maintenance technique, selon l'entreprise. Seule une unité d'une puissance de 3 MW reste en service, illustrant la faiblesse de l'offre électrique pour la population.
La production limitée est répartie de manière à peine suffisante : 0,8 MW sont fournis à la REGIDESO pour l'eau potable ; 0,45 MW sont utilisés par la SACIM elle-même ; 1,3 MW seulement sont disponibles pour la Société Nationale d'Électricité (SNEL) en vue de l'alimentation publique.
Cette capacité réduite ne permet pas à la SNEL de couvrir l'ensemble de ses abonnés, provoquant de fréquents délestages et des coupures prolongées dans de nombreux quartiers de la ville.
La situation a un impact direct sur la vie quotidienne et l'économie locale. Commerces, ateliers et petites entreprises, fortement dépendants de l'électricité, fonctionnent au ralenti ou suspendent temporairement leurs activités, générant des pertes financières importantes.
Malgré la justification avancée par la SACIM, à savoir la maintenance des trois groupes à l'arrêt, aucun calendrier précis de remise en service n'a été communiqué. Cette absence de visibilité alimente l'inquiétude et l'insatisfaction de la population, d'autant que les taxes et redevances continuent d'être perçues malgré la faible desserte.
Dans plusieurs quartiers, les coupures durent depuis près de deux semaines, plongeant les ménages dans l'incertitude et perturbant profondément leur quotidien.
En attendant la reprise normale de la production, Mbujimayi reste confrontée à une crise énergétique qui pèse lourdement sur la vie des habitants et sur l'activité économique de la ville. Les perspectives de retour à la normale demeurent floues, renforçant la pression sur les autorités et sur les opérateurs du secteur.
Félix Mulumba Kalemba