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Mbujimayi confrontée à une grave crise énergétique
La ville de Mbujimayi, capitale du Kasaï Oriental, traverse actuellement une crise énergétique majeure en raison du fonctionnement réduit de la centrale hydroélectrique de Tubi Tubidi, exploitée par la Société Anhui Congo d'Investissement Minier (SACIM).
Sur les quatre groupes installés, pour une capacité totale de 12 mégawatts (MW), trois sont actuellement à l'arrêt pour des travaux de maintenance technique, selon l'entreprise. Seule une unité d'une puissance de 3 MW reste en service, illustrant la faiblesse de l'offre électrique pour la population.
La production limitée est répartie de manière à peine suffisante : 0,8 MW sont fournis à la REGIDESO pour l'eau potable ; 0,45 MW sont utilisés par la SACIM elle-même ; 1,3 MW seulement sont disponibles pour la Société Nationale d'Électricité (SNEL) en vue de l'alimentation publique.
Cette capacité réduite ne permet pas à la SNEL de couvrir l'ensemble de ses abonnés, provoquant de fréquents délestages et des coupures prolongées dans de nombreux quartiers de la ville.
La situation a un impact direct sur la vie quotidienne et l'économie locale. Commerces, ateliers et petites entreprises, fortement dépendants de l'électricité, fonctionnent au ralenti ou suspendent temporairement leurs activités, générant des pertes financières importantes.
Malgré la justification avancée par la SACIM, à savoir la maintenance des trois groupes à l'arrêt, aucun calendrier précis de remise en service n'a été communiqué. Cette absence de visibilité alimente l'inquiétude et l'insatisfaction de la population, d'autant que les taxes et redevances continuent d'être perçues malgré la faible desserte.
Dans plusieurs quartiers, les coupures durent depuis près de deux semaines, plongeant les ménages dans l'incertitude et perturbant profondément leur quotidien.
En attendant la reprise normale de la production, Mbujimayi reste confrontée à une crise énergétique qui pèse lourdement sur la vie des habitants et sur l'activité économique de la ville. Les perspectives de retour à la normale demeurent floues, renforçant la pression sur les autorités et sur les opérateurs du secteur.
Félix Mulumba Kalemba