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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Kabund : les limites du « J’accuse »
Etre Jean-Marc Kabund par les temps qui courent. Tout, sauf une sinécure. Comment donner des leçons de nage à ceux qui sont noyés lorsque l’on est soi-même noyé ? Peut-être même jusqu’au cou. Comment s’ériger en professeur de vertu, façon Socrate, lorsqu’un faisceau de faits récents vous éloigne du champ de la vertu ? Bref, comment voir la paille dans l’œil de son voisin-en l’occurrence le PR5- et ne pas voir la poutre dans le sien.
Autant dire que le premier combat post-UDPS du « maître-nageur » est contre lui-même. Il ramerait à contre-courant s’il se soustrayait du passif de l’inventaire. Car, s’il n’a pas été capitaine du bateau « Tshisekedi « , il lui est arrivé d’en être le Second. Ou, en tout cas, un membre éminent de l’équipage. Aucun passager n’a souvenance d’un cri de détresse lancé par le » commandant » Kabund jusqu’à la date fatidique-pour lui- du 12 janvier 2022 ! Tout se passait comme si au sein de la Fatshisphère et dans le pays, tout allait pour le mieux dans le meilleur de mondes.
Une dose de rappel au » maître-nageur » : si, à ses yeux et à ses dires, le Président est mouillé, il l’est…mouillé lui aussi. Complètement, moyennement ou légèrement trempé ? Aux spécialistes en la matière d’en déterminer le niveau.
Devrions-nous pour autant décréter péremptoirement que le » J’accuse » de Jean-Marc Kabund est sans objet ? Evidemment non. Car, une fois que l’on a relevé le caractère opportuniste de la transmutation de l’ancien co-auteur de la vaste OPA (offre publique d’achat) sur la majorité parlementaire, une fois que l’on a dépouillé le côté » philippique » de sa dialectique, il subsistera des critiques -vraies ou supposées- qui collent comme à la peau de la gouvernance Tshisekedi : la bonne vieille culture de jouissance, le copinage, l’incompétence …des vices à mille lieues du mantra tshisekedien » Le peuple d’abord « .
Enfin, un zeste d’avocat du » diable « , ce n’est pas parce que Jean-Marc Kabund a été à la fois homme-lige de « notre Fatshi national « , faiseur de rois et sentinelle du Régime, qu’il ne peut changer son fusil d’épaule.
La longue jurisprudence politique zaÏro-congolaise est pleine de cas de retournement à la Saul devenu Paul. Le pedigree d’Etienne Tshisekedi en personne -il n’est pas le seul parmi les fondateurs de l’UDPS- renseigne qu’il a été l’un des bras droits du Président Mobutu avant de faire son coming out avec la lettre ouverte de 52 pages ! On connait la suite.
Trêve de parallèle historique. Tant il est encore trop tôt pour savoir dans quel marigot le » maître-nageur » entend se jeter. José NAWEJ