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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Justice: qui accuse qui ?
Ayant vocation à dire le droit, voilà la justice à la barre ! Exit l’étape d’enquête préliminaire ! Flagrance oblige. Des éléments matériels d’infraction flagrante sont à portée de tout Congolais. En l’occurrence, la clameur publique doublée de présomption de preuves ou d’indices manifestes de culpabilité. En patois kinois, on pourrait y aller de cette expression « Ba Congolais ba gangi ! »
Dans le rôle de l’organe de la loi, le magistrat suprême en personne ! Quant à la partie civile, la centaine de millions de Congolais ! Il y a eu le « J’accuse d’Emile Zola », voici le « Nous accusons » signé par tout un peuple.
C’est donc peu de dire que la RDC, pays de toutes les démesures, accouche d’un procès hors normes. Et dont l’issue est connue d’avance. L’accusée, en la personne de l’appareil judiciaire, connait son sort.
En procédure de flagrance et au regard des charges, la peine maximale serait le minimum syndical. C’aurait été au Moyen-Age, on aurait même pratiqué l’ordalie, ce jugement de…Dieu sous la forme d’épreuves.
Dans ce procès-inquisition, tenir le rôle de la défense rime avec se faire l’avocat du diable. La cause étant déjà entendue. Mais, par témérité galiléenne, osons soutenir qu’en fait de procès contre la justice, il s’agit du procès contre la mauvaise gouvernance endémique du pays qui survit aux différents régimes depuis des lustres.
Le magistrat ayant le malheur d’exercer une profession dont les impairs, les dérives, les déviances, les dérapages, bref les fameuses antivaleurs sautent aux yeux, infectent et infestent la société à l’œil nu.
Face à la déglingue généralisée du pays que les dirigeants feignent de ne pas voir ou regardent sans la voir -c’est selon, ce sont tous les rouages de la vie nationale qui sont en flagrant délit d’antivaleurs ! En quoi le magistrat indélicat serait-il plus condamnable que le policier, l’enseignant, le médecin, le journaliste…véreux ? Tous ces fonctionnaires, agents de l’Etat ou assimilés ne sont pas intrinsèquement mauvais. « L’homme est naturellement bon, c’est la société qui le corrompt« , dit Rousseau.
Plus grave, pourquoi ne voir que la paille dans l’œil du juge sans chercher à enlever la poutre dans notre propre œil ?
En l’espèce, clochardisé organiquement, instrumentalisé par les tenants de l’Exécutif au mépris …flagrant de la séparation des pouvoirs chère à Montesquieu, le magistrat devient un variable d’ajustement des procès à forte pesanteur politique et politicienne. Qui ignore cette vieille recette de grand-mère toujours servie avec délectation ? A savoir quand on veut faire taire un opposant ou un proche devenu « ingérable« , éliminer politiquement un adversaire ou rival politique potentiel, on actionne la Justice.
Pas la peine de justifier d’un parchemin en droit pour énumérer les procès, les arrestations-relaxations qui sentent les interventions politiques à mille lieues. Qui donc accuse qui dans ce procès hors normes ? A l’évidence, il y a flagrance. Mais, la flagrance ne se situe pas qu’au niveau des abus des magistrats.
Le vrai procès est celui de la gouvernance du pays dans tous les sens du terme. au sens large du terme. Seul ce procès a valeur cathartique est susceptible de sortir le pays du cercle vicieux – façon Mythe de Sisyphe d’Albert Camus- pour le cercle vertueux. José NAWEJ