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INTRUSION DES FORCES RWANDAISES EN RDC, Conseil extraordinaire du Conseil de sécurité : rien de concret, juste des condamnations verbales
Les troupes rwandaises attaquent les forces armées de la RDC (FARDC) à l’intérieur des frontières nationales, précisément aux portes de Goma. C'est dans ce contexte que s’est tenu, hier dimanche 26 janvier, une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de l’ONU à New-York.
Contre toute attente, en dépit de la requête de la ministre congolaise des Affaires étrangères qui a demandé des sanctions concrètes contre Kigali, rien de tel n’est arrivé. Aucune mesure forte n’a été prise contre le belliciste Kagame.
Pourtant, tous les membres de cette instance onusienne ont reconnu la responsabilité du pays des Mille et une collines dans la recrudescence des violences dans l’est de la RDC. Les Congolais ont eu droit aux mêmes condamnations verbales théâtrales contre leur ombrageux voisin.
Alors que le Conseil de sécurité dispose de tous les atouts nécessaires qui lui permettent de sanctionner le Rwanda, l’ONU se contente, depuis plusieurs années, de demander à Kigali de retirer ses troupes en RDC et de cesser avec son soutien aux terroristes du M23. Les différents rapports de ses experts sur la RDC ont à maintes reprises mis en exergue l’implication des forces armées rwandaises aux côtés du M 23.
Face à l’entêtement du dictateur rwandais, la fameuse communauté internationale laisse faire. On dirait que cet homme bénéficie d’un traitement de faveurs alors que d’autres dirigeants à sa place auraient subi des sanctions sévères.
Que doit faire à présent Kinshasa alors que la situation sécuritaire ne fait que se détériorer et les souffrances des populations civiles s’empirent davantage ? Déclarer officiellement la guerre au Rwanda va sans aucun doute lui attirer les condamnations de la communauté tant continentale qu’internationale.
Nous en voulons pour preuve le fait que, même les pays qui appliquent la peine de mort, sont montés au créneau pour demander à Kinshasa de remettre en cause cette mesure qu’il venait de prendre. C’est comme si la RDC n’était pas un pays souverain.
Dans ce conflit voulu et alimenté par Kagame, tous les partenaires de la RDC ne recommandent que la voie diplomatique, une piste que son sanguinaire voisin rejette visiblement. Pour preuve, ses troupes se sont attaquées aux FARDC alors que le cessez-le- feu décrété par le médiateur officiel désigné par l’Union africaine (Ua), le président angolais Joao Lourenço, est en cours.
Faut-il que Kinshasa saisisse le Conseil de paix de l’Ua? Ici aussi, que peut faire cette instance africaine dès lors qu’il se trouvera face à un invétéré dictateur qui ne vit que pour et par le sang depuis son accession tumultueuse au pouvoir?
Ne faut-il pas commencer par l’affaiblir à l’intérieur de son propre système ? Il n’est pas inamovible comme il peut le croire. Muke MUKE