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Troisième symposium de Kinshasa sur la famille, Mgr Carlos Ndaka : «La famille et le mariage constituent le bien le plus précieux de la vie»
Sous le haut patronage de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), la Communauté Famille Chrétienne (CFC) ASBL, en partenariat avec l’Université catholique du Congo (UCC) organise du lundi 15 au vendredi 19 avril 2024 le troisième symposium de Kinshasa sur la famille dont le thème est intitulé : «Le processus du mariage en République démocratique du Congo».
Avant le début proprement dit des assises, les responsables de la CFC ont confié à Dieu l’organisation de cette importante activité. Dans ce contexte, une messe d’ouverture a été organisée à la paroisse Christ-Roi dans la commune de Kasa-Vubu. En l’absence du Cardinal Fridolin Ambongo, Archevêque de Kinshasa en mission à Rome, la messe a été officiée par Monseigneur Carlos Ndaka, évêque auxiliaire de Kinshasa. Dans son homélie, il a invité les participants à prendre conscience du fait que la famille et le mariage constituent le bien le plus précieux de la vie.
À ce propos, il a repris les propos du Pape Jean-Paul II qui a déclaré que l’avenir de l’humanité se forge dans la famille, avant de marteler que quand les familles vivaient encore en écoutant la parole de Dieu, il n’y avait pas beaucoup d’indisciplinés dans la rue. Et de renchérir : Quand les familles vivaient encore comme des familles chrétiennes, les enfants étaient éduqués par tous, et les enfants étaient de tout le monde. Face aux phénomènes shegué et kuluna, l’Evêque s’est posé la question de savoir à qui appartiennent ces enfants et qui s’occupe d’eux aujourd’hui. En substance, il a appelé les uns et les autres à sauver la famille qui est en péril.
Parlant de la dot, il a stigmatisé l’orientation qu’elle a prise. Selon lui, les biens exigés pour la dot sont des biens construits sur du sable mouvant.
En conclusion de son homélie, Mgr Carlos Ndaka a déclaré que c’est à la lumière de la parole de Dieu que nous devons connaître les vrais fondamentaux du mariage.
Conférence inaugurale de Mgr Vincent Tshomba
Après la messe d’ouverture du lundi 15 avril, les travaux proprement dits ont démarré le mardi 16 au Cepas dans la commune de la Gombe par la conférence inaugurale de Mgr Vincent Tshomba, évêque de Tshumbe, au Sankuru. Sous le thème : «Problématique de la préparation des jeunes au mariage», il a souligné l’unité et l’indissolubilité du mariage. Comme son confrère Ndaka, et à la suite du Pape Jean Paul II, il a indiqué que l’avenir de l’humanité passe par la famille. Son constat est que les jeunes se marient mais pas comme hier, et que les jeunes se marient peu et souvent tard dans les milieux ruraux.
Les participants ont suivi une série d’autres exposés après la conférence officielle sur : «L’Etat congolais et la politique de stabilisation de la famille» présentée par le conseiller juridique de la ministre du Genre, famille et enfant. Le professeur Jean-Pierre Mpiana de l’Unikin a développé le thème «Valeurs culturelles attachées au mariage», alors que le prof. Henri-Floribert Mupila Ndjike a planché sur : «L’avènement de la loi portant Code de la famille».
Ensuite, les participants ont suivi successivement : «Les exigences de fond et de forme de la célébration du mariage civil» par le prof. Mathieu Telomono de l’UCC/Unikin, «Évaluation de la connaissance de la loi portant Code de la famille de 2016» par l’Abbé Bruno Lutumba Komba (UCC), «Les fiançailles : inadéquation entre la loi et les pratiques culturelles» par le prof. Kodjo Ndukuma (UCC-UPC), et enfin. «La célébration du mariage: écart entre loi et pratique» par Me Isaac Mukendi Tshishimbi, bourgmestre adjoint de la commune de Limete. Tous ces exposés ont été suivis par des échanges intéressants et enrichissants.
Selon la CFC, elle offre le cadre de ce troisième symposium de Kinshasa sur la famille pour réfléchir sur les exigences et les réalités qui jonchent le processus de mariage en RDC. Et ce, dans l’objectif ultime de privilégier la formation des familles chrétiennes à travers les réflexions dudit symposium. En définitive, la CFC voudrait trouver des pistes de solution aux divers défis lancés au mariage et à la famille. Muke MUKE