Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
Étranger
La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
Nation
Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
L’hypothèque CENI sur la session de septembre
Questions des Congolais aux députés qui reprennent le chemin de l’Hémicycle ce mercredi 15 septembre. Quid de la désignation des animateurs de la CENI par l’Assemblée nationale ? Quid du procès-verbal de confessions religieuses à l’exception notable des « plénipotentiaires » que sont la CENCO et l’ECC ? Quid de la commission paritaire restée étrangement unitaire ? Last not but least, quid de la demande d’audience des dignitaires catholiques et protestants auprès du Président de la république ?
A cette pluie de questions, pas la peine de recourir à des circonlocutions dignes de diplomate, une variante de la langue de bois. Pas la peine non plus de botter en touche. A cette kyrielle d’interrogations, la réponse est l’absence de réponse. C’est dire.
C’est donc un Palais du peuple enveloppé dans une brume épaisse qui ouvre ses portes aux parlementaires pour la session de septembre. Pour sûr, sur cette session traditionnellement budgétaire planera l’ombre de l’hypothèque CENI. Une équation à moult inconnues.
Pire, ce différend potentiellement explosif risque de parasiter les travaux des députés. Et par-delà les élus, de donner le « la » des affrontements préélectoraux entre les protagonistes directs et …indirects des élections de… 2023. D’ores et déjà, la marche annoncée de Lamuka est à ranger dans cette séquence où chaque camp entend autant montrer ses muscles que marquer son territoire.
Le Pouvoir parait opter pour le festina lente (hâte- toi lentement). Cet oxymore qui sied au maître des horloges qu’est devenu Félix-Antoine Tshisekedi depuis son divorce d’avec son prédécesseur. Fort de son statut d’alpha et d’oméga du jeu institutionnel, Fatshi entend profiter à fond de ce privilège.
Pour la plateforme née à Genève, se poser en principale force d’opposition ou de résistance -la sémantique importe peu pour le coup – est aussi une manière de préempter le leadership dans la perspective d’éventuelles négociations entre protagonistes. Surtout dans l’hypothèse – de moins en moins d’école – d’un glissement.
Reste une inconnue dans ces calculs politiques ou politiciens -c’est selon – des uns et des autres. A savoir la réaction de la majorité silencieuse rassasiée de paroles, mais privée de pain. Va-t-elle continuer à se taire dans les quatre langues nationales et dans la multitude de dialectes de ce pays mosaïque ?
Voilà une autre question qui, au seuil de la session de septembre, devrait parler aux élus du peuple. De surcroît… autorité budgétaire. José NAWEJ