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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Le nouveau visage de la contestation
Entre Lamuka et le duo CALCC-MILAPRO, ça sent le passage de témoin. En l’occurrence, si ce n’est pas une remise et reprise à la tête de la contestation de rue, cela y ressemble très fortement.
Premier acte: le samedi 13 novembre, les forces politiques et sociales anti Fatshi ont, certes, battu le pavé en très grand nombre. Mais, on a relevé que les regroupements politiques étaient « contraints » à l’anonymat. Une espèce de service minimum qui ne sied guère à la publicité que recherche tout acteur politique.
Jusque-là héraut de l’opposition ou de la résistance- c’est selon – Lamuka devait se faire discret. Ses deux figures de proue n’ont même pas été de la procession.
La manif ne devait que porter la signature des laïcs catholiques et protestants. Les deux vitrines de la CENCO et de l’ECC sont désormais en première ligne. Mieux, elles sont à la manœuvre.
Deuxième acte: annonce hier par le CALCC et le MILAPRO de deux autres actions de rue : sit-in devant le siège de la CENI et…marche. Il va sans dire que toutes les oppositions au pouvoir en place sont conviées à ces deux manifs. Le protocole devant être le même pour ne pas » frelater » l’alchimie bi- confessionnelle de la démarche.
Voilà les politiques en commençant par Lamuka obligé de souscrire à l’agenda des laïques catholiques et protestants.
Certes, dans ce pays à l’ADN chrétienne ou au christianisme chevillé au corps pour certains et affiché sur le visage pour d’autres, la quasi-totalité d’acteurs politiques sont d’obédience chrétienne. Ils ne devraient donc pas se formaliser contre l’idée de marcher sous le label des laïcs de deux mastodontes de l’espace confessionnel. En plus, aucun opérateur politique n’ignore la capacité de mobilisation des églises.
Ce n’est pas l’UDPS qui dirait le contraire. Le parti tshisekediste ayant longtemps bénéficié de l’onction de l’Eglise catholique dans sa lutte contre les régimes Mobutu et Kabila.
Il n’en demeure pas moins que le tournant dans la contestation bouscule de fait l’incarnation établie. Or, politique rime avec leadership incarné.
Question à un centime à l’ère et à l’heure de la gratuité: jusqu’à quand le » bloc patriotique » va- il accepter de se fondre dans l’anonymat que requiert le label » laïcs catholiques et protestants« ? A moins que l’important pour le moment soit à trouver dans le vieux mantra attribué à Machiavel : » la fin justifie les moyens« José NAWEJ