Dernière minute
Société
Le gouvernement congolais entend éviter la disparition de la presse écrite et envisage de relancer les mesures d'accompagnement promises depuis les États généraux de la Communication et des Médias. Le ministre Patrick Muyaya l'a réaffirmé mardi 25 août à Kinshasa, lors d'une audience accordée à…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Gouvernement hausse le ton face aux membres du corps académique soupçonnés de soutenir la rébellion. La ministre de l'Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et des…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
La tension reste vive au sein de la Minière de Bakwanga (Miba), à quelques jours de l'arrivée du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, à Mbuji-Mayi.
Jean Mayamba Kalombo,…
Le Centre Hospitalier Initiatives Plus (CHIP) passe à la médecine hyperspécialisée

Aujourd’hui, le Centre Hospitalier Initiative Plus (CHIP) passe au stade de l’hyperspécialité dans tous les domaines médicaux, comme l’a promis sa promotrice Marie-Olive Lembe Kabila, assure le neurochirurgien Jeff Ntalaja.
Le centre hospitalie ramorce à ce jour, la chirurgie de l’exérèse d’une tumeur cérébrale par l’endoscopie. Ainsi donc, la République démocratique du Congo est l’un des rares pays au monde à procéder à cette médecine et le CHIP dispose à cet effet d’appareils adéquats.
Lors de l’inauguration de la deuxième branche du CHIP, le 30 juin dernier, Marie-Olive Lembe Kabila n’a pas lâché des mots vains.
« Désormais, CHIP va se tourner vers la médecine soutenue par la science. Médecine qui propose des innovations dans la prise en charge des patients et qui dispose d’un plateau technique diversifié, d’établissements d’excellence, d’hôpitaux de proximité, une culture partagée, une démocratie sanitaire commune dont plusieurs spécialités sont développées« . Les propos de l’ex-première dame s’inscrivent dans l’optique d’offrir aux vulnérables de la société, l’accès aux soins de santé de qualité.
Aujourd’hui, le CHIP est au sixième cas d’une opération des tumeurs réalisée sans ouvrir la tête comme ce fut dans le passé. Il s’agit ici d’extraire la tumeur à partir du nez (adenomehypophysaire) à l’aide d’une caméra, en évitant autant que possible d’endommager les nerfs, les vaisseaux sanguins, les yeux et le cerveau, a expliqué Dr Jeff Ntalaja. C’est une vidéo-chirurgie, a-t-il souligné.
La première opération réalisée au CHIP par ce procédé s’est soldée par un franc succès. Il a été question d’extraire la tumeur de l’angle pontocérebralleux. Ce premier cas s’est réalisé il y a deux mois au sein du Centre Hospitalier Initiative Plus.
Le deuxième cas, très complexe, a exigé une grande expertise et un plateau technique adapté. Cette opération a été un franc succès. Le troisième cas est une première en République démocratique du Congo, à savoir la tumeur d’anévrisme cérébral.
Cette chirurgie est réalisée avec l’accompagnement du Dr Professeur Yassad, sujet marocain, dont l’expertise est avérée. Et donc, le Centre Hospitalier Initiative Plus passe à la réalité des hyperspecialités en médecine moderne. Avec l’endoscopie, on n’applique plus la chirurgie ouverte. Cette chirurgie comportait un risque énorme d’autant que, plusieurs patients n’ont pas survécu à cette méthode. D’où, l’évolution de la médecine qui permet de réduire le taux de mortalité, a précisé le Docteur Jeff Ntalaja.
Dans certains cas, les incisions sont pratiquées dans des emplacements cachés à l’intérieur de la bouche ou du nez. On a également recours à la chirurgie endoscopique pour certains types de cancer des fosses nasales et des sinus paranasaux.
En outre, lors d’une chirurgie endoscopique, le médecin se sert d’un tube rigide muni d’une lumière et d’une lentille à son extrémité, a expliqué le neurochirurgien Jeff Ntalaja, en ce que l’endoscopie consiste à observer les structures et les organes pour enlever des tissus.
Le médecin insère l’endoscopie dans le corps en le faisant passer par une narine. On a recours à la chirurgie endoscopique pour faire une biopsie d’une région suspecte et pour enlever une tumeur, a enchaîné Jeff Ntalaja ».
« Lors d’une chirurgie endoscopique, on pratique de petites incisions. Cette technique entraîne donc moins de complications que la chirurgie ouverte et cause moins de dommages aux tissus sains, comme les vaisseaux sanguins et les nerfs », a-t-il expliqué. Cette chirurgie à l’endoscopie permet aussi au chirurgien de mieux voir l’intérieur des fosses nasales et des sinus paranasaux. Elle est pratiquée sous anesthésie générale tout au long de la procédure.
A cette étape, le neurochirurgien sera assisté par un otorhinolaryngologiste, en ce qu’une incision est pratiquée dans le nez, en ce qu’elle ne provoque ni plaie, ni cicatrice visible. Ensuite, le sinus sphénoïdale est traversé pour atteindre la tumeur. Cette dernière est retirée.
En sus, le rétablissement après une chirurgie endoscopique est habituellement plus rapide et cette méthode modifie moins l’apparence du visage que la chirurgie ouverte, a rassuré le Docteur Jeff Ntalaja.
Au stade actuel, des interventions pratiquées sur six patients, toutes se sont soldées par un franc succès. C qui réjoui le Docteur Jeff Ntalaja s’estime heureux des avancées médicales au sein du CHIP.
Depuis Bibwa, dans l’interlande de Kinshasa
Pius Romain Rolland