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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
L’après-états généraux : le vrai pari
Un bémol suffisamment rare pour être souligné. Face à l’overdose de séminaires, symposiums, colloques, états-généraux…en terre rd congolaise, pas l’once cette fois-ci d’un effet de mode. Mais, un impératif existentiel. Trivialement, une question de vie ou de mort. La numérisation continue de l’écosystème médiatique ne laisse guère de choix aux professionnels du secteur. Il va donc sans dire que les états généraux de la communication et médias qui se tiennent depuis hier à Kinshasa ne sont pas une grand-messe de plus. Encore moins de trop.
Une fois que l’on a décliné dans toutes les langues la légitimité des assises du centre Nganda, vient la sempiternelle inquiétude largement partagée dans le pays. A savoir l’après-états généraux.
Sans être oiseau de mauvais augure ni préempter les travaux des professionnels des médias qui ne sont qu’à leur seuil, impossible de ne pas souscrire au scepticisme ambiant. Instruits négativement par une jurisprudence vieille de plusieurs décennies, les Congolais savent que le plus dur a toujours été de passer du dire au faire. Quantité de résolutions pertinentes dans pas mal de secteurs de la vie nationale – y compris la presse – moisissent jusqu’à ce mort s’en suive dans les tiroirs devenus mouroirs des ministères et autres administrations centrales du pays.
Il est jusqu’au Président de la république à avoir conscience de cette maladie. Dont acte. Vivement une cure collective ! Avec une prépondérance en termes de doses pour les dirigeants. L’exemple venant d’en haut. L’enjeu en vaut la chandelle.
Comment gagner la mère de batailles du changement de narratif si les médias rd congolais ratent le train de la révolution numérique ? Comment espérer tordre le cou au » Congo bashing » si du fait de son extraversion suicidaire la classe dirigeante -toutes loges confondues – fait plus confiance à la presse étrangère qu’aux médias congolais ? Comment rêver d’une presse, véritablement outil de régulation sociale, si rien n’est fait concrètement pour baliser la voie à l’avènement d’un paysage médiatique à la hauteur de la vocation de grandeur du pays-solution à tous les enjeux planétaires d’hier et d’aujourd’hui ?
Frantz Fanon ne croyait pas si bien dire lorsqu’il comparait l’Afrique à un revolver dont la gâchette se trouvait au Congo. Depuis, abonnés aux symposiums, colloques, états généraux désincarnés, les Congolais tardent à appuyer sur la gâchette.
Cette fois-ci sera-t-elle enfin la bonne? Les états généraux de la communication et médias ont valeur de jauge. José NAWEJ