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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
La jurisprudence « Vital »
Difficile de se garder de lire la libération provisoire de François Beya sans penser au « cas Kamerhe« . Même si la matrice infractionnelle diffère, il s’agit de deux très proches collaborateurs du Président. Bien plus, avec Kabund, ils constituaient les trois mandarins du pouvoir Fatshi.
Ces trois hommes forts du régime à son seuil ont fait les frais, chacun à leur tour, de la célèbre citation de Pierre Vergniaud devenue tradition surtout sous les tropiques, à savoir « la Révolution est comme Saturne: elle dévore ses propres enfants« . Dévorer? C’est, en l’espèce, un peu fort de café quand on sait que les trois faiseurs de rois ont été, certes battus, mais sans être abattus.
Mieux, Vital Kamerhe le tout premier à survivre à « l’échafaud« , a même retrouvé de sa vitalité et sa place au soleil. Enfin presque. Ce, après avoir connu le cheminement prison-liberté provisoire pour raison de santé- acquittement pour faute de preuves !
Comment ne pas être tenté de prédire pareille trajectoire à François Beya ? D’autant qu’à en juger par ses avocats, le dossier de son accusation pour « complot » contre les institutions de la République serait vide ! Comment ne pas ériger le cas Kamerhe en jurisprudence lorsque l’on sait que, pour François Beya aussi, quantité d’éléments font penser à une scène classique d’épuration pour consolider le pouvoir, de règlement des comptes, de lutte d’influence entre divers clans de la Cour ?
Respectivement tout puissant directeur de cabinet du chef de l’Etat et Conseiller Spécial avec des pouvoirs spéciaux du Président de la république, Vital Kamerhe et François Beya avaient tout pour faire ombrage à la conception solitaire du pouvoir si prisée ou si commode -c’est selon – en Afrique. Pas seulement. Idem pour le troisième homme: Jean-Marc Kabund aujourd’hui.
Alors, l’ex- Spécial est-il à la lisière de l’itinéraire de l’ancien Dircab ? Les prémices suggéreraient l’affirmative. Des augures à la réalité, il y a généralement un pas qu’un coup de théâtre peut, cependant, rendre difficile à franchir.
Enfin de Vital Kamerhe à Jean-Marc Kabund en passant par François Beya, la justice voit la météo politique lui jouer des tours. Pas sûr qu’elle en sorte ragaillardie. Surtout auprès d’une opinion qui, à tort ou à raison, n’a pas cessé d’instruire -uniquement à charge il est vrai- son propre procès sur les « relations incestueuses » entre la politique et la justice. José NAWEJ