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Kinshasa : Un mois de campagne de dépistage des cancers du sein et du col utérin
La campagne nationale de sensibilisation et de dépistage gratuit des cancers du sein et du col utérin chez les femmes et les filles dont l’âge varie entre 18 à 69 ans, se poursuit à Kinshasa jusqu’au 19 novembre courant.
Le dépistage volontaire se passe dans les différents centres retenus dans le cadre de ce programme, à savoir : les Cliniques universitaires de Kinshasa, la Clinique Ngaliema, l’Hôpital Biamba Marie Mutombo, l’Hôpital général de référence de Kinshasa et le Centre national de lutte contre le cancer.
Des Kinoises sont attendues en grand nombre pour se faire dépister et bénéficier du traitement approprié en cas de maladie. Ce programme est possible grâce à l’initiative du gouvernement congolais par le truchement du ministère de la Santé publique, l’Hygiène et la Prévention sociale.
Depuis son lancement le 19 octobre dernier, cette campagne se poursuit. Les filles et les femmes se rendent dans les sites de dépistage cibles pour se faire contrôler leurs seins et cols d’utérus.
Selon les professionnels de la santé, ce dépistage volontaire consiste à détecter des lésions qui précèdent le cancer ou à détecter la phase avancée de la maladie du cancer. Par exemple, la maladie peut être au stade précoce, c’est-à-dire au stade auquel le pronostic peut être bon.
Dans ce cas, il y a une forte probabilité de réussite de la prise en charge médicale. La maladie peut être au stade dit invasif qui requiert un lourd traitement parfois avec une évolution incertaine pouvant conduire à la mort. L’échographie et la mammographie sont deux examens spécifiques prévus pour détecter cette maladie.
TRES PEU DE CONGOLAISES SENSIBILISEES AUDIT DEPISTAGE
‘‘La prévention du cancer passe notamment par le dépistage’‘, déclare le professeur Alex Mutombo, point focal du ministère de la Santé aux Cliniques universitaires de Kinshasa, comptées parmi les sites de dépistage retenus dans le cadre de cette campagne. ‘ ‘Les cancers du sein et du col utérin sont fréquents chez les femmes et les filles dans notre pays. Ils sont la cause de beaucoup de décès en RDC. Quand une femme en est atteinte, souvent l’évolution est défavorable ou fatale. Il est donc très déconseillé d’attendre que le cancer devienne invasif pour qu’il soit diagnostiqué. Parce qu’à ce moment-là, son traitement devient lourd avec un pourcentage amoindri de réussite. Il est plutôt souhaitable de le prévenir, en saisissant les occasions comme celle-ci. C’est la meilleure façon de lutter contre le cancer, peu importe le niveau de son invasion. Mais le plus tôt est mieux’‘, a souligné en substance M. Mutombo.
Signalons que les femmes assistent très peu à des programmes de dépistage comme celui-ci. Rencontrées sur le terrain, bon nombre d’entre elles sont influencées par des préjugés comme quoi elles vont se faire voler les reins et mourir en répondant à cet appel de dépistage, ou attraper les maladies transmissibles gratuitement.
Très peu de femmes et filles rd congolaises sont sensibilisées à l’appel du dépistage gratuit des cancers du sein et du col d’utérus. Le constat amer dans notre petit sondage d’opinion à ce sujet est le fait qu’aucune femme ni fille interrogée puis sensibilisée, dont l’âge varie entre 18-69 ans, n’était au courant de la tenue de ladite campagne de dépistage pour laquelle la date de clôture est très proche.
On rappelle que cette campagne a été lancée le 19 octobre dernier aux C.U.K. Pour le Dr. Tele Batampi, directeur de cabinet adjoint du ministre de la Santé, l’objectif de cette campagne est d’aider les filles et les femmes congolaises à éviter les complications liées à cette maladie, dont la prise en charge est très coûteuse. Abondance MASAKA, Stagiaire