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Kinshasa : le 26 janvier 2026, ça passe ou ça casse
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, vient de donner une dernière chance aux conducteurs de véhicules et de motocyclettes de la capitale, pour se conformer aux exigences légales. À défaut de répondre à l’appel du numéro un de la métropole rd congolaise, les récalcitrants subiront la rigueur de la loi. La cible principale: les chauffeurs surtout ceux des transports en commun. En dépit de plusieurs instructions, ces derniers ont toujours opposé une résistance au changement que l’autorité tient à insuffler dans ce secteur. Cette fois, en ce début de l’année 2026, Daniel Bumba veut mettre fin à la récréation qui, il faut l’avouer, a trop duré. Pour une fois ou du moins pour l’une des rares fois, il s’est affiché lui-même sur l’écran de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) pour prononcer sa mise en garde. Ce que l’heure est très grave lorsqu’une autorité de son rang a décidé de descendre dans l’arène. C’est pourquoi, cette fois -ci paraît la dernière.
Partout, dans les moyens de transport en commun, dans la rue, les conversations tournent en grande partie autour de ces mesures du gouverneur. Les positions des uns et des autres sont vraiment opposées. Certains applaudissent et souhaitent que le chef de l’exécutif provincial applique la loi dans toute sa rigueur envers les inciviques. D’autres, par contre, un peu pessimistes, appellent à sa démission au cas où cette opération voulue de grande envergure échouait.
Par rapport à cette dernière position, il reste à savoir pourquoi les mesures antérieures n’ont pas atteint leur objectif. Sans la détermination objective de ces contraintes, le gouverneur aura beau menacer, les récalcitrants ne changeront pas.
Sanctionner les collaborateurs non coopératifs
L’une des causes majeures pour lesquelles les précédentes mesures de l’Hôtel de ville ne réussissent pas est notamment le fait que ceux qui sont appelés à faire exécuter lesdites mesures ne regardent pas dans la même direction que le chef de l’exécutif provincial.
Les premières autorités locales à reprocher sont les bourgmestres de communes. Actuellement, ils sont tous intérimaires. Lorsqu’on analyse la manière dont ils dirigent leurs municipalités, on constate visiblement qu’ils n’ont pas le cœur à l’ouvrage. Se sachant non redevables vis -à-vis de leurs administrés, ils ne sont préoccupés que par leurs intérêts égoïstes. Ce n’est pas surprenant qu’on les accuse de se livrer à l’enrichissement illicite.
À titre indicatif, ils n’ont pas contribué à la réussite de l’opération de salubrité publique déclenchée il y a quelques mois. Le déguerpissement des vendeurs pirates sur la voie publique a accouché d’une souris parce que les bourgmestres n’ont pas fait le suivi. Après un petit tour le premier jour, ils disparaissent pour aller attendre le soir les recettes récoltées dans les petits marchés.
Aucun bourgmestre pour superviser le salongo
Le samedi consacré aux travaux collectifs dits «salongo», on ne voit aucun bourgmestre superviser l’opération. Les vendeurs en profitent pour «coopérer» avec les policiers pour ne pas mettre de la propriété tout autour de leurs biens étalés à même le sol. La liste d’autres mesures sabotées à cause de la non-implication de bourgmestres est longue. Il serait fastidieux de les citer toutes.
Concernant l’indiscipline des motards et des chauffeurs, les agents de la police nationale congolaise (PNC) ne facilitent pas la tâche à l’autorité urbaine. Ils sont devenus trop fatigués et très familiers des conducteurs, c’est pourquoi ces derniers ne les respectent pas. Ils se conduisent sur les routes comme s’ils étaient dans un territoire conquis, commettant impunément des contraventions parce que assurés de ne pas être sanctionnés.
Quant aux motocyclistes appelés communément «Wewa», leur indiscipline est tellement notoire qu’il faut une forte campagne de moralisation pour les ramener sur le droit chemin.
Muke MUKE