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Une de voies principales de Kimbanseke, partant de l'arrêt Pascal, la route Mokali qui part du boulevard Lumumba vers le fin fond de la commune de Kimbanseke, se trouve dans un état de délabrement avancé depuis des années.
Malgré les appels et les cris de détresse de la population de…
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Le projet du gouvernement congolais "Couloir vert Kivu- Kinshasa", reliant l'Est et l'Ouest de la République démocratique du Congo (RDC), a été évoqué comme une initiative écologique majeure, pour…
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Le professeur Amine Laghidi a reçu dernièrement le Prix spécial du Sommet lors du Sommet de Trieste. Il devient ainsi le premier Marocain, le premier Africain et le premier Arabe à recevoir cette…
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Le député national Gaborian Mboma Kumeza réconforte le pasteur Samba ainsi que le personnel soignant, les malades du Centre de santé.
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A Kinshasa, après la pluie ce n’est pas le beau temps
Contrairement à un célèbre adage qui dit qu’après la pluie vient le beau temps, à Kinshasa la grande métropole de la RDC, c’est tout à fait le contraire qui s’y produit. C’est la laideur qui s’offre aux yeux des Kinois. Des flaques d’eau par-ci, la boue par-là, sans oublier le débordement des caniveaux, le spectacle est désolant pour ne pas dire apocalyptique.
A cette situation vient se greffer le comportement anti social des chauffeurs de taxis bus et des motards dits wewa, qui se conduisent comme dans un territoire conquis. Ils multiplient la pratique des demi-terrains tout en augmentant les tarifs de leurs courses. Pour un itinéraire qui coûte en temps normal 2.000 FC par exemple, quelqu’un peut débourser au moins le double. Impuissants face à la méchanceté de ces inciviques, les Kinois n’ont que leurs yeux pour pleurer et s’incliner devant ce diktat très révoltant, ils crient leur ras-le-bol et stigmatisent l’indifférence des autorités urbaines qui les ont abandonnées à leur triste sort.
C’est ici encore une fois de plus l’occasion d’interpeller les députés provinciaux sur leurs responsabilités régaliennes. Depuis le début du mandat de ces députés, les Kinois ne sentent pas leur impact sur leur vécu quotidien. Ils se plaignent tous de la mauvaise gestion de la capitale par l’exécutif en place, mais leurs cris de détresse ne sont pas entendus et pris en compte. Depuis que les députés provinciaux ont été gratifiés des véhicules grosse cylindrée par le gouvernement provincial, ils ont vendu leur conscience.
Quand bien même ils sont, d’une manière ou d’une autre, victimes de cette incurie de l’exécutif qu’ils ont mis en place, ils sont incapables d’une moindre interpellation contre ces gens qui gouvernent au quotidien la capitale d’un des grands pays du continent africain. L’on se demande quel sentiment ils éprouvent lorsqu’ils apprennent que leur ville est la capitale la plus sale du monde.
On n’est plus qu’à quelques semaines de la tenue effective des élections. Pensent-ils que, même si les Kinois sont accusés d’être inconscients et naïfs, ils vont leur apporter leurs voix le 20 décembre prochain ? Encore faut-il savoir si réellement en 2018 ils ont été effectivement élus par les habitants de Kinshasa. Qui vivra verra ce qu’il en sera le 20 décembre 2023. On pourra assister à beaucoup de pleurs et de grincements des dents. Muke MUKE