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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Injures : halte à l’indignation sélective !
Connue pour ses critiques acerbes vis-à-vis des dignitaires du Régime, celle que la rue « Tshangulaise » appelle affectueusement « mère Marie » a carrément dérapé avec sa diatribe contre la Première dame. Des propos où l’indécence le disputait à la diffamation. Rien à dire, cette opposante sans grade aux vidéos virales sur les réseaux sociaux était sortie de ses gonds.
Dans la Fathisphère, on a crié, à juste titre, haro sur le baudet. L’injure et ses succédanés étant à proscrire du champ de la critique républicaine. L’insulte est bien en déca du niveau zéro de la politique, du discours public et même du discours tout court.
Une fois qu’on a décliné cet abc de la morale et de la bienséance, remonte à la surface le passé tout récent où les mêmes causes produisaient rarement- c’est un euphémisme- les mêmes effets. Des tonnes d’injures étaient déversées sur le couple présidentiel précédent et plus généralement sur la famille Kabila sans l’once de réprobation encore moins de condamnation des indignés d’aujourd’hui. Pis, l’insulte, la calomnie, la diffamation contre Joseph Kabila et ses proches étaient érigées en quasi arme politique de destruction massive.
Au fond, cette culture de l’injure a connu son essor sous le Maréchal Mobutu. Dans le quasi désert idéologique et programmatique qu’était et qu’est encore l’espace politique zaîro-congolais, la palme de l’opposant radical était décernée à celui qui s’illustrait le plus dans l’invective contre « le dictateur« . A l’amoralité décriée du Régime correspondait l’immoralité du discours de l’opposition. Les termes de « l’alternative du diable » étaient ainsi posés.
Ce référentiel originel va structurer à ce point les joutes politiciennes qu’un manichéisme de mauvais aloi a fait du Pouvoir l’incarnation de tous les vices et de l’opposition le réceptacle de toutes les vertus. Il devenait donc comme légitime de désacraliser le Pouvoir y compris à coup d’injures. Spécialistes de l’exercice des décennies durant, l’UDPS et ses affidés assistent, hélas, au retour de la manivelle.
Maintenant que la boucle est bouclée, il est temps que les partis politiques reviennent à leurs fondamentaux. Notamment à l’éducation civique des militants. La démocratie postule un combat d’idées et de projets sur fond de respect de l’autre dans son altérité comme l’a théorisé le philosophe Emmanuel Levinas. Vivement la fin de « l’injuriocratie » (pas la peine d’ouvrir le dico ni de consulter Google) !
Reste que mis à part l’épisode sans fard ni phare du dérapage condamnable contre l’épouse du chef de l’Etat, Mme Marie Yamfu par sa bravoure et sa bravade n’est pas sans rappeler maman Thérèse Pakasa et la députée Joséphine-Charlotte Isalu sous le Président Mobutu. D’où cette question: une autre « femme courage » nous est-elle née ? José NAWEJ