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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Démission virtuelle…
A l’ère et à l’heure du numérique, le virtuel toise le réel et parfois le supplante. O tempora, o mores. Voici une semaine tout juste que, tirant les leçons de sa folle journée du mercredi 12 janvier, Jean-Marc Kabund annonçait, via son compte tweeter, sa démission du poste de 1er vice-Président de l’Assemblée Nationale. Depuis, dans toutes les écuries battant pavillon « Fatshi Béton« , on assiste à une espèce de course à l’échalote sur le thème « désaveu » et « remplacement« .
Gloire et décadence pour celui qui avait tout d’un homme-lige du Président. Du faiseur de rois adulé, « JMK« , tel un cas testé positif au covid-19, se retrouve à l’isolement. En quarantaine.
Seulement voilà, s’il a proclamé virtuellement urbi et orbi son départ du perchoir de la Chambre, Jean-Marc Kabund n’a jusqu’ici, entrepris aucune démarche dans le réel. C’est cela la magie du nouveau monde. Là, réside aussi toute l’ambiguïté-voulue ?- de la dialectique « kabundienne« . Même si, foi du Cardinal de Retz, on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment. Une autre histoire…
Dans le monde d’avant, tout se résumait au réel. N’en déplaise à Platon avec son monde des idées. N’en déplaise aux sorciers africains avec leur monde parallèle. Avec « Sa Majesté internet« , on est bien obligé de faire avec la bulle virtuelle.
Maître-nageur auto-proclamé, Jean-Marc Kabund aurait-il mené son monde en bateau en démissionnant seulement virtuellement du bureau de l’Assemblée nationale ? Ce « revenant » au perchoir aurait-il décidé de mourir virtuellement pour mesurer sa cote d’amour ou de désamour dans la fatshisphère ?
Trêve de questions virtuelles. Retour au réel pour constater que le président faisant fonction de l’UDPS occupe toujours son fauteuil au perchoir de la Chambre. Pour combien de temps encore ? Bien malin qui pourra répondre à la question dans un pays où le réel et le virtuel se font constamment concurrence.
Par exemple, lorsque « notre Fatshi national » déclare en lingala facile que le pays est déjà mort, s’agit-il de la mort virtuelle ou réelle ? Sacré devoir à domicile pour internautes. José NAWEJ