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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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Ci-gît le consensus électoral
Consensus autour du processus électoral ? Un mort-né. Pas deuil. Tout au plus des obsèques confidentielles. C’est ce qui s’est fait hier avec la prestation de serment de trois derniers membres – dont deux du bureau- de la CENI.
La messe est dite. Tout est accompli. La caravane Kadima amorce sa course. Apparemment, elle bénéficie d’un concours de circonstances des plus favorables. La météo lui paraît clémente.
À l’interne, les oppositions semblent avoir été prises de vitesse. Alliés objectifs dans la mobilisation anti- Kadima, les laïcs catholiques et protestants ne savent plus trop à quel père spirituel se vouer.
Les deux parrains du variant kinois de la « théologie de la libération » semblent avoir mis de l’eau dans leur vin de messe. Beaucoup trop même -au goût de certaines de leurs ouailles – . Au point que le vin s’en trouve liquéfié. Voire frelaté.
En tout cas, s’ils ne sont devenus aphones, le Cardinal Ambongo et le Pasteur Bokundoa, numéro 1 de l’ECC parlent à voix basse lorsqu’il agit de…César. Les fidèles n’entendent plus rien. Du pain béni pour le Pouvoir qui tisse sa toile d’araignée électorale. A mille lieues du consensus. D’autant que même l’étranger proche feint d’éviter de s’inviter dans les querelles de ménage congolo- congolaises.
En réalité, sans se fendre de leurs déclarations conjointes dont les Congolais sont coutumiers, les partenaires occidentaux estampillés « communauté internationale« , refusent de voir ce que les autres parties prenantes potentielles au processus électoral dénoncent. Qui ne dit mot consent, dit- on. Une attitude qui a valeur de carburant pour la caravane CENI.
Question: après le mort- né enterré hier sans jet de la dernière pelletée de terre de la part des oppositions, y aurait- il espoir d’une autre naissance d’un processus électoral véritablement consensuel? José NAWEJ