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Cancers du sein et du col utérin: 662 femmes ont bénéficiédu dépistage gratuit aux Cliniques Universitaires de Kinshasa
La campagne de dépistage gratuit des cancers du sein et du col utérin chez les femmes, dont l’âge varie entre 18 et 69 ans, s’est clôturée en beauté le week-end dernier. Au total, 662 femmes congolaises ont bénéficié du dépistage gratuit dans le cadre du programme de la Couverture Santé Universelle initiée par le Président la République. Réalisé à travers le Centre National de Lutte contre le Cancer, ce projet a mobilisé des moyens pour garantir le dépistage et les soins gratuits des cancers du sein et du col utérin en RDC. Une aubaine pour nombre de Congolaises atteintes de ces pathologies.
La cinquantaine révolue, une bénéficiaire de ce projet s’est dite heureuse de prendre part à ce programme. « Je manquais, dit-elle, les moyens pour me faire dépister du cancer. Quand j’ai appris que le Gouvernement a décaissé des fonds pour que je parvienne à la certitude de l’état de ma santé, j’ai hâté de me présenter. Je suis parmi les premières femmes à être dépister. Et j’en suis très heureuse« .
Graduée en architecture à l’Institut supérieur d’architecture et urbanisme (ISAU), Monica Mbuangi a regretté d’avoir reçu en retard la nouvelle de la campagne de dépistage gratuit des cancers chez les femmes.
Elle regrette également d’avoir raté l’occasion de se faire dépister. « Je suis arrivée de bonne heure sur le site des CUK en ce jour de clôture de la campagne. Mais, je n’ai pas pu me faire consulter ni me faire examiner. Je reste en attente« , nous a-t-elle confié avec mille regrets.
Pour sa part, une autre femme, trouvée sur le site de dépistage aux CUK, a déploré le retard avec lequel la majeure partie des femmes bénéficiaires accèdent au résultat de leurs examens. « Le labo prend beaucoup de temps pour nous fournir le résultat. Je suis en attente de mon résultat depuis une semaine, sans suite », nous fait-elle remarquer. « Or, selon les informations nous fournies par les prestataires de l’équipe de la campagne, le résultat du labo devrait être accessible deux jours après le passage des femmes au labo. Ce qui n’est pas le cas au moment où se clôture la campagne. Nous faisons des aller et retour qui sont pourtant évitables ». Jusqu’à quand devrons continuer à le faire ?, s’est-elle interrogée.
Médecin spécialiste en santé publique et Chef de division à la recherche au Centre national de lutte contre le cancer (CNLC), Arsène Ndakakanu a fait savoir que « les CUK est un hôpital universitaire où il y a des malades en hospitalisation qui sont les premiers priotaires. La solution au problème d’accessibilité aux résultats des examens que les femmes dépistées déplorent a été déjà trouvée d’une bonne partie de ces dernières a déjà reçu leurs résultats« .
30% DE FEMMES DEPISTEES SONT POSITIVES ET PRISES EN CHARGE
30% de femmes passées au dépistage sont positives. C’est-à-dire elles ont des lésions suspectes du sein et/ou du col de l’utérus, révèlent les résultats du dépistage. Toutes ces femmes positives sont rappelées pour une biopsie. Et c’est le gouvernement congolais qui assure la prise en charge des soins du cancer pour ces femmes atteintes. Infirmière aux CUK, détachée pour assister l’équipe à la campagne, Mme Christelle appelle à la vigilance toutes les couches des femmes, en particulier celles qui ont manqué de passer au dépistage à la vigilance.
« A celles qui ont raté de participer à ce programme, vous pouvez vous faire dépister vous-mêmes. Allongez-vous en position couchée, divisez votre sein en quatre parties et palpez-le. Si vous sentez une masse ou une douleur quelconque ou encore si vous voyez du sang pendant vos rapports sexuels, n’attendez pas qu’il y ait une campagne de dépistage comme celui-ci ou qu’il soit tard pour vous faire examiner« , a-t-elle déclaré.
Il semblerait qu’en dehors de cette campagne de dépistage gratuit des cancers du sein et du col utérin, les examens de détection prévus dans ce cadre se font moyennant une somme modique de 3.500 FC (environ 1,5 $) à l’hôpital Biamba Marie Mutombo. Les soins de santé sont gratuitement administrés aux femmes infectées, en dehors dudit programme.
Cette campagne de dépistage des cancers du sein et du col utérin a connu la participation de plusieurs femmes.
L’effectif attendu des femmes à dépister est ainsi passé de 500 à 662 femmes. Abondance MASAKA, Stagiaire