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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Ça commence à sentir une énième distraction …
A la lisière de l’an 3 du pouvoir Fatshi, le discours à l’UDPS devait porter essentiellement sur les réponses à apporter aux attentes himalayennes des Congolais. Si débat il devait y avoir, ce serait sur les différentes approches susceptibles de solutionner la sempiternelle équation sociale dont le Président a touché du doigt l’échantillon dans le grand Kasaï.
Par rapport à ce défi existentiel, le feuilleton Kabund vient comme pour rappeler brutalement que la classe dirigeante rd congolaise se met très rarement -c’est un euphémisme- à la hauteur de vrais enjeux du pays. Comment comprendre que c’est du sommet du parti phare de la majorité dont proviennent des signaux de nature à éloigner le pays de l’essentiel ?
Comment expliquer à la veille d’un double anniversaire – trois ans depuis l’accession de Fatshi au pouvoir et près d’un an après le divorce d’avec le FCC- que l’on en soit encore à des bisbilles internes ? Les fameuses contradictions secondaires dans lesquelles se complaisent souvent les acteurs politiques zaïro-congolais, toutes générations confondues.
Ces conflits de personnes qui distraient tout un pays depuis des décennies pendant qu’ailleurs on parle développement. Si la situation du Congolais était enviable, cette distraction façon » théâtre de chez nous » enrichirait notre répertoire vaudevillesque.
Du fond de l’abysse où l’on se trouve, il n’y a plus de place pour le comique. Le pays étant abonné, voire scotché au tragique. Il y a de l’indécence à se donner en spectacle dans un environnement où le drame le dispute à la tragédie.
Il est malvenu de jouer le » retenez-moi… où je fais un malheur » dans une société où le malheur fait déjà partie du décor. Eu égard à l’overdose sur le front du spectacle, les Congolais ont besoin d’acteurs du développement sur la scène politique et non d’acteurs de théâtre.
Répondant au philosophe français Pierre-Joseph Proudhon, auteur de « Philosophie de la misère« , l’immense Karl Marx signait » Misère de la philosophie « . En » congolisant » sous forme du chiasma les deux titres de ces deux…hérauts et héros du socialisme, on pourrait avoir : « Politique de la misère » et » Misère de la politique « . Deux livres qui, en RDC, comprendraient le même contenu. José NAWEJ