Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
Étranger
La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
Nation
Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Au chevet d’un ESU comateux
Silence ! Tout ce que le pays compte d’urgentistes est, en ce moment, à Lubumbashi au chevet de l’Enseignement supérieur et universitaire. Un défi himalayen pour l’ensemble du corps médical : sauver le patient de la mort. Car cela fait des décennies que l’ESU est dans un coma profond.
Problème, à part quelques calmants, le grabataire a été abandonné, depuis des lustres, dans la salle de réanimation sans une prise en charge adéquate. Un espoir ténu renaît avec la mobilisation du nec plus ultra du personnel soignant qui a accouru vers le malade pour lui administrer des soins que nécessite son état.
En somme, un remède de cheval. Encore faudra-t-il trouver des ressources pour se procurer la kyrielle de médicaments que les médecins vont prescrire.
Cette métaphore médicale va comme un gant à l’enseignement supérieur et universitaire qui fait l’objet d’états généraux depuis le vendredi 10 septembre à Lubumbashi. Comment redonner vie à l’ESU? Que faire pour que l’enseignement supérieur et universitaire rd congolais redevienne le réceptacle de l’élite ?
Il n’y a sans doute pas 36 solutions pour y arriver. Pas de miracles à opérer ni d’oracles à prononcer. La solution réside fondamentalement dans la volonté politique qui se déclinerait par le changement de paradigme dans le chef de la plus haute autorité du pays et du Gouvernement. A savoir, faire de l’éducation une vraie priorité. Ce qui suppose une révolution copernicienne dans la grille budgétaire. Et même dans la préséance au niveau du Gouvernement.
Que l’enseignement -et l’enseignant- cessent d’être un simple variable d’ajustement. Que les ministres en charge de l’enseignement cessent d’être ces ministres de fond de table pour devenir des membres éminents du Gouvernement.
Ce n’est pas tout. Il serait illusoire de soigner l’ESU sans les segments maternel, primaire et secondaire. Il n’y a aucune prouesse à attendre d’un étudiant aux fondements fragiles voire bâclés comme c’est, hélas, souvent le cas ces dernières années. L’enseignement formant un tout. Le nécessaire redressement sera holistique ou ne sera pas. L’idéal serait, par conséquent, de (re)constituer le ministère de l’Education nationale non pas dans une logique d’affichage pour des raisons politiciennes, mais dans une perspective de repenser l’ensemble du système éducatif.
Enfin au Congo-Zaïre où on a déjà atteint l’overdose en matière d’états généraux, symposiums, colloques, séminaires de renforcement des capacités, le plus dur n’est pas de produire des résolutions. Le plus difficile réside dans la mise en œuvre des recommandations issues de ce genre de forums.
Les tiroirs de la Présidence de la république, de la Primature, des ministères sont pleins de feuilles jaunies par l’âge. Tant des tonnes et des tonnes de résolutions de mille et un forums n’attendent qu’à être appliquées ! José NAWEJ