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GUERRE DE L'EST, CEEAC : encore une victoire diplomatique pour la RDC
Réunis récemment à Malabo, capitale de Guinée Équatoriale , les chefs d'État de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) ont exigé le retrait des troupes rwandaises du sol congolais. C'est une énième victoire diplomatique de la République démocratique du Congo depuis l'occupation barbare de la coalition M23-RDF de la ville de Goma. Cette prise de position ferme de la CEEAC tombe quelques jours après celle de la réunion conjointe SADC-EAC tenue en Tanzanie.
"C'est très bien d'égrainer ces victoires diplomatiques sur papier. À présent, le mieux est de les transformer en victoires sur le front de la guerre", commente un observateur de la scène politique congolaise.
Depuis le samedi 8 février dernier, en effet les chefs d'État et de gouvernement de la SADC et de l'EAC appellent à la cessation immédiate des hostilités. Par défi, Kagame et ses supplétifs du M23 continuent à massacrer les civils innocents.
Tel est le cas de ce chef de groupement qui a été tué avec les membres de sa famille. C'est la preuve que cette mesure, qui a été saluée avec enthousiasme du côté congolais, n'est que de la poudre aux yeux pour faire endormir les autorités congolaises.
DES SANCTIONS FERMES RECLAMEES
Il importe dès lors, que la RDC exige que toutes ces mesures prises pour le retour de la paix, soient assorties des sanctions fermes contre tout contrevenant.
À propos de la CEEAC, il sied d'indiquer que le Rwanda fait partie entière de cette organisation sous-régionale, de même qu'il est membre de la SADC et de l'EAC. Cependant, il nous semble que les dirigeants de toutes ces structures ne jouent pas franc jeu vis-à-vis de la RDC. Nous avons donc raison de nous méfier de toutes ces déclarations verbales qui sont faites en notre faveur.
DES VOIX S'ELEVENT POUR EXIGER LE DIALOGUE
Toutefois, la RDC est appelée à analyser de manière objective et non complaisante toutes ces mesures prises par les différents sommets organisés dans le but de mettre définitivement fin au conflit dans sa partie Est, conflit qui date de plus de 30 ans maintenant.
Bien qu'exigeant le départ des troupes rwandaises de la RDC, ses partenaires insistent sur le dialogue qui doit avoir un caractère inclusif. Clairement, ils souhaitent que les rebelles du M23 soient pris en compte dans les futures négociations. C'est ce qui s'est produit d'ailleurs dans le passé, qui nous a produit l'affreux schéma 1+4 avec son corollaire de brassage dans l'armée.
Faut-il ou pas accepter le dialogue ?
Cette question embarrasse au plus haut point Kinshasa qui, jusqu'à preuve du contraire, considère le M 23 comme "une marionnette de Kigali" avec qui il ne doit pas discuter. Mais devant la pression de ses partenaires et face aux réalités sur le terrain, que faire ?
Il est établi qu'aujourd'hui toute la communauté internationale est convaincue que le Rwanda est derrière le M 23. Même ceux qui faisaient semblant de l'ignorer condamnent aujourd'hui Kagame et l'appellent à se retirer de la RDC.
DIVERGENCE
Le problème actuel pour lequel les Congolais se battent est la matérialisation concrète de tous ses vœux. Malheureusement sur le plan interne, l'on observe une certaine discordance. Lorsque les uns appellent à la cohésion sociale pour un front uni, d'autres tiennent un langage contraire. Dans cette sorte de cacophonie, les ennemis de la nation ne peuvent que s'en réjouir. Alors qu'ailleurs on cimente l'union parce qu'elle fait la force, en RDC on préfère les divergences.
Une telle position discrédite toute la nation. C'est une raison, pour certains analystes et observateurs, de qualifier notre classe politique de médiocre, parce qu'elle est incapable de se surpasser et de trouver des solutions durables aux défis auxquels elle est confrontée.
HALTE A LA DIABOLISATION
Pour revenir à la situation actuelle où le pays a tous les atouts diplomatiques nécessaires pour donner un coup d'estocade à Kagame, l'heure ne doit pas être à la diversion.
Halte aux injures et à la diabolisation des uns et des autres. Les politiciens sont appelés à se départir de leur vieilles pratiques sataniques. N'oublions pas que c'est après l'échec de la Conférence nationale souveraine que l'AFDL s'est promenée à travers tout le pays pour atterrir un certain 17 mai 1997 à Kinshasa où il a pris très facilement le pouvoir. Chat échaudé craint l'eau froide, dit un vieil adage.
Muke MUKE