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Guerre autour de Goma : Ne pas céder à la panique !
* Porte-parole des FARDC, le Général Sylvain Ekenge exhorte la population à ne pas se fier à la désinformation distillée parr l'ennemi sur les réseaux sociaux.
La situation sécuritaire et humanitaire dans l'Est de la RD-Congo s'aggrave de jour en jour. Les cités de Bweremana, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), et de Minova, à Kalehe (Sud-Kivu), sont, à ce jour, cublées par des terroristes du Mouvement du 23 mars, appuyés par l'armée rwandaise. Cette présence accentue la crise dans une région déjà en proie à l'instabilité.
Selon un communiqué publié mardi 21 janvier, le général Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, a annoncé que " l'ennemi a fait une percée sur Bweremana au Nord-Kivu et Minova au Sud-Kivu".
Dans la même veine, cet officier affirment que l'armée a repoussé plusieurs assauts de l'ennemi dans les zones de Lubero, Sake et Nyiragongo, causant d'importantes pertes en hommes et en matériels aux forces adverses.
APPEL AU CALME
Face à la montée des tensions, l'armée congolaise appelle la population au calme, tout en dénonçant une désinformation massive orchestrée par les forces adverses.
" Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo appellent la population au calme et lui demandent de ne pas céder à la panique et à la désinformation massivement relayée par l'ennemi dans les réseaux sociaux. Toutes les dispositions sont mises en œuvre pour barrer la route à l'agresseur et ramener la paix dans la partie orientale de notre pays ", peut-on lire à travers ce communiqué.
Selon des sources locales, les combats sont particulièrement intenses dans les montagnes des chefferies de Bahunde (Nord-Kivu) et de Buhavu (Sud-Kivu). Ce qui a favorisé "la percée de l'ennemi à atteindre Minova". D'après lesdites sources, les assauts ennemis ont permis aux terroristes de prendre position dans des localités telles que Katale, Kachiazo, et les collines dominant le lac Kivu.
Cette percée ouvrirait un accès direct vers d'autres zones du Sud-Kivu, notamment Kalungu et Nyabibwe, riches en ressources minières, ainsi que l'aéroport de Kavumu.
Des implications économiques et sociales
L'occupation de Minova par le M23 pourrait notamment avoir des implications sécuritaires, économiques et sociales. Située sur la rive sud du lac Kivu, elle servait avant son occupation de relais pour la circulation des biens de tous genres et de personnes vers Goma.
C'était la route de l'espoir pour de nombreux commerçants, surtout que plusieurs axes de transit de marchandises sont coupés et occupés par le M23 sous couvert de l'armée rwandaise, depuis sa recrudescence,
Sa prise représenterait une menace directe pour la ville volcanique, qui serait encerclée par les combats. Une flambée des produits de première nécessité serait à craindre dans les prochains jours.
Des centaines de déplacés vers Goma
À en croire des sources locales, des centaines d'autres milliers de déplacés se dirigent vers Goma. Ce qui ajoute une pression de plus sur cette ville déjà en proie à une grave crise humanitaire.
La progression du M23 a provoqué une nouvelle vague de déplacements massifs. Des milliers de familles fuient les zones de combat, cherchant refuge dans des camps surpeuplés autour de Goma ou dans des localités encore sous contrôle gouvernemental.
Les organisations humanitaires, déjà dépassées par l'ampleur de la crise, alertent sur un manque criant de ressources. Les besoins en nourriture, en soins médicaux et en abris d'urgence continuent de croître chaque jour.
L'ONU estime que plus de 237. 000 personnes ont été déplacées depuis début janvier, fuyant les combats à Rutshuru, Masisi… pour ne citer que ceux-là. Avant cette nouvelle offensive, plus de 700. 000 déplacés internes étaient déjà recensés dans le groupement de Buzi.
Pas de dialogue avec le M23
Malgré la détérioration de la situation, Kinshasa maintient sa position : " Le dialogue avec le M23 est une ligne rouge que la République démocratique du Congo ne franchira jamais ", a déclaré le président Félix Tshisekedi lors d'un échange avec les diplomates étrangers accrédités à Kinshasa.
Cette position démontre la volonté du gouvernement de ne pas céder aux pressions exercées par cette force du mal, malgré les appels de certains acteurs internationaux à respecter le cessez-le-feu obtenu conformément aux accords de Luanda.
Face à l'ampleur de la crise, la communauté internationale est appelée à agir de toute urgence, puisque les déclarations de condamnation semblent inefficaces pour freiner les ambitions expansionnistes du M23 et de ses soutiens rwandais sur le sol congolais.
Christian-Timothée MAMPUYA