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Grand-Katanga : deux officiers des FARDC soupçonnés d'intelligence avec l'AFC/M23, présentés à Lubumbashi
Le chef d'état-major général, le général Jules Banza Mwilambwe, a présenté, lors d'une parade organisée à Lubumbashi, le vendredi 27 mars, deux officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo, accusés d'être en collusion avec les rebelles de l'AFC-M23, pour déstabiliser le Katanga démembré.
Selon l'armée loyaliste, il s'agit d'un lieutenant-colonel des FARDC, accusé de collaboration avec le mouvement rebelle, qui serait en train de recruter des jeunes dans la province du Lualaba, en se faisant assister par un adjudant. Ce réseau, jugé de traîtres a été démantelé grâce aux révélations faites par un civil, témoin des exactions de Lusinga, à Mitwaba.
D'après le chef d'état-major, les soldats interpellés et auditionnés auraient cité d'autres personnes impliquées dans ce mouvement. Il a, par ailleurs, mis en garde contre toute montée au créneau de quelque communauté congolaise que ce soit pour déplorer leur arrestation, indiquant que ceux qui ont commis des actes répréhensibles appartiennent à la communauté congolaise.
Jules Banza annonce une application sévère et exemplaire de la loi contre ces "infiltrés". Il promet, par ailleurs, l'arrestation des personnes citées dans ce dossier, dont deux anciens écogardes qui auraient contribué aux massacres.
Cette situation intervient dans un contexte où la province du Haut-Katanga fait face à la création d'un mouvement rebelle baptisé "Mouvement debout Katanga pour la libération du Congo", qui entretiendrait, selon le gouvernement central, des liens avec la rébellion de l'AFC-M23, dans l'objectif de déstabiliser le Katanga démembré.
Patient Mubiayi MBY, à Lubumbashi