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FERMETURE DE L'USAID PAR DONALD TRUMP : Le président américain place les dirigeants africains devant leurs responsabilités
Le 47ème président des États-Unis d'Amérique, Donald Trump, vient de prendre une décision qui fera date dans les annales de l'histoire du pays de l'oncle Sam. Il s'agit de la fermeture de l'Agence internationale américaine pour le développement (USAID). Cette mesure suscite beaucoup de remous surtout en Afrique où les dirigeants ont inculqué dans le chef de leurs populations le réflexe de la dépendance économique.
Ils se plaisent à s'endetter lourdement léguant à leur postérité un héritage compliqué, sans résultats palpables. Si l'on comptabilise de près ces dettes, il ressort malheureusement que ce sont eux qui tirent les gros dividendes de ces opérations. Et les remboursements de ces prêts avec intérêt se feront durant plusieurs années au grand dam des pauvres citoyens. C'est cette mauvaise gouvernance des dirigeants qui explique le sous-développement socio-économique dans lequel les pays africains, taxés de Tiers-Monde, sont englués.
Il faut reconnaître que les projets ou programmes que l'USAID finance n'ont pas permis à ces pays, la RDC notamment, à sortir de cet état désastreux.
À ce propos, nous citerons la déclaration qu'un ancien Directeur général de la FAO a faite à Kinshasa, en présence d'un ministre de l'Agriculture, déclaration selon laquelle les projets ou programmes mis en œuvre dans le cadre de la coopération bi et multilatérale, ne développeront jamais l'Afrique.
À voir la réalité sur le terrain, ces propos de l'ancien patron de l'organisation onusienne chargée de l'agriculture et l'alimentation sont véridiques. Vu sous cet angle, le président américain n'a pas tout à fait tort de décider ainsi. Car, c'est une manière de placer les dirigeants africains devant leurs responsabilités.
Dans l'avenir, si le chef de la Maison Blanche mettait réellement en exécution sa décision, nous osons espérer que les chefs d'État et de gouvernement du continent noir seront contraints de changer de fusil d'épaule. Au lieu de continuer avec cette politique de la main tendue qui ne fait pas progresser leurs pays, ils seront obligés de compter sur leurs propres efforts tout d'abord.
Ainsi, en mettant fin à cette politique d'endettement, ils devraient allouer un budget conséquent aux secteurs de l'agriculture et des infrastructures de base pour booster l'économie de leurs pays respectifs et les introduire ainsi dans le concert des nations émergentes.
En RDC par exemple, depuis plusieurs années, les différents gouvernements ont toujours déclaré l'agriculture priorité des priorités. Mais lors du vote du budget, la part réservée à ce secteur important de la vie nationale ne cadre jamais avec ses ambitions politiques. Grave est le fait que ces modiques fonds prévus ne sont pas totalement décaissés.
C'est ce qui justifie notre dépendance alimentaire totale de l'extérieur et l'attachement à tous ces projets ou programmes dont les résultats ne sont pas en définitive positifs . Pour preuve, la majeure partie de la population vit dans l'insécurité alimentaire.
Par ailleurs, nous référant au proverbe chinois qui dit : "si j'ai faim,ne me donne pas un poisson mais apprends-moi à pêcher", nous serions tenté d'être d'accord avec Donald Trump ,malgré la forme brutale de sa décision étant entendu qu'il aurait dû donner un temps de répit surtout qu'il y a des projets en cours d'exécution notamment dans le domaine de la santé.
Il revient à présent aux dirigeants du Tiers-Monde, surtout ceux d'Afrique,à démontrer ce dont ils sont capables. Après s'être nourris durant plusieurs années aux mamelles de l'USAID, bien que certains financements étaient des prêts remboursables avec intérêt, ils sont obligés d'être des innovateurs pour relever le défi leur lancé par le président milliardaire républicain.
Muke MUKE